Qui m'as p. l'i. de m. a
5. Ore l'esclair de leur divine f. 1352. 1533. 7. P. V. le T. m'esleve j. a. c. 1352. 1533.
[CCVIII]
Fier Aquilon, horreur de la Scythie, Le chasse-nue, et l'esbranle-rocher, L'irrite-mer, et qui fais approcher 4 Aux enfers l'une, aux cieux l'autre partie : S'il te souvient de la belle Orithye, Toy de 1 hy ver le plus fidèle archer, Fais à mon Loir ses mines relascher, 8 Tant que ma dame à rive soit sortie.
Ainsi ton front ne soit jamais moiteux, Et ton gosier horriblement venteux 11 Mugle tousjours dans les cavernes basses :
Ainsi les bras des chesnes les plus vieux, Ainsi la terre, et la mer, et les cieux 14 Tremblent d'elfroy, quelque part ovi tu passes.
BIBLIOGRAPHIE Amours. 1552, 92 ; 1553, 228 ; 1567. I, 97 b ; 1571,-2, 233 ; — 1578, 232 ; 1587, 203; 1592, 206; 1604, 1610, 1629, 213.
Fier Aquilon.) Voyant quelquefois sa dame tormentée des vents sur la rivière du Loir, il fait ce vœu au vent Borée, le priant de s'appaiser tant qu'elle vienne à bord. Horreur de la Scythie.) Ovide, [Met. I, 64-65] Scythiam, septemque triones Horrifer invasit Boreas.
Le chasse-nue.) Par ce qu'il a vertu de chasser et dissiper les nues, comme tesmoigne le commentaire d'Arat sur ce lieu,
[j.sypi ^zpffiç à-acjTpâ'iavTe; îîrjai.
[CCVIII] VARIANTES : Texte.
1. Brave A., h. de la S. 1552. 1553. 1567. 1571,-2. 6. T. de l'H.le ministre et l'a. 1587. 1604.
Ces trois mots, chasse-nue, esbranle-rocher, et irrite-mer, sont heureusement composez ù la manière grecque pour signifier les effects du vent Borée, desquels il se vante luy mesmes en Ovide, disant ainsi [Met. VI, 690-691] Aptannihi vis est : hac tristia nubila pello, Hac fréta concutio, nodosaque rohora verto. Orythie.) C'est le nom d'une fille du Roy Erechtée, de laquelle le vent Borée fut amoureux, et la ravit. Voy la fin du sixiesme des Métamorphoses. Mugle.) Mugler se dit proprement du cry des bœufs, Mugire.