Alant luter au rivage conu
164. Du fleuve Eurote, ayans le cors tout nu 1555. 164. D'un tour de lutte ell' se jettent à bas 1567. 166. Q. vieil c. es f. A. 1587. 1604.
Elégie à Janet] i. livre des amoirs 379
Puis pour la lin portray luy de Thetis 168 Les pieds estroits, et les talons petis.
Ha, je la voy ! elle est presque portraite : Encore un trait, encore un, elle est faite. Levé tes mains, ha mon Dieu, je la voy ! 172 Bien peu s'en faut qu'elle ne parle à nioy.
MURET
Pein moy Janet.) Il prie en ceste Ele;jie Janet Peintre très excellent (qui pour représenter vivement la nature a passé tous ceux de noslre ange en son art) de pourtraire les beautez de s'amie dedans un tableau. Je pense qu'il aura bien à faire de la pourtraire aussi bien par couleurs, comme le Poète par la seule couleur de l'ancre l'a icy pourtraite. Au reste ce ne sont que belles descriptions, vives représentations, et douces mignardises d'amour, prises des beautez de la mesme Venus. Il a expressément imité en ceste Elégie deux
[Elégie] VARIANTES : Texte.
Entre IG8 et 169
Ha que fais-tu ? tu gaste ton ouvrage Tu fuis, Janet, à peindre son visage Le paignant mal tu pers de ton renom : Vien, sui mes pas au logis de Brinon, Là, tu verras dans un coin de sa salle Une peinture aus déesses égale Qu'il fist tracer par la main des amours Pour sa Sidère, afin que tous les jours En la voyant eust souvenance d'elle :
Je veus du tout que m'amie soit telle. Ne lui pein donc, Janet, ne pis, ne mieux, Le front, le nez, la bouche, ni les yeux. 1555.
380 1. LIVRE DES AMOURS [Elégie
Odes d'Anacreon, esquelles en lune il fait peindre samie, et en l'autre son mignon [SO]. Au bord de Die.) Die est une petite isle, où Ariadne (du nom de laquelle est venu le nom d'Adrienne) fut délaissée par son traistre amoureux Thésée. Theocrite, [Id. II, 4S-46J
SŒ(rov TTOxà Qa<séa çav-'i £v Aîa AasôïJixsv £jKX<i)xâ[jiou Apîaovaç. [166] Es foresfs Amyclées.) Les filles de Laeedemone et de Lacene, avoient une coustume de se despouiller toutes nues au bord du fleuve Eurote, et de luitter les unes contre les autres, mesmement contre les garçons, ou d'aller à la chasse par les forests Amyclées, c'est à dire daller à la chasse par quelques forests de ce pays là ainsi nommées, en monstrant leur belle grève, chaussées d'un brodequin à la façon de leur pays.
BIBLIOGRAPHIE Meslanges. 1555, 9. Amours. 1567. I, 118; 1571,-2, 282; 1578, 264; 1587, 231; 1592, 234; 1604, 1610, 1629, 242.