L'o., et la m., et le crin d
Qui m'ont si fort brûlé, serré, lié,
4 Quars, prins, lassé, par eux faut que je meure.
Le feu, la serre, et le reth à toute heure, Ardant, pressant, noudant mon amitié, En m'immolant aux piedz de ma moitié,
5 Font par la mort, ma vie estre meilleure.
Oeil, main, et poil, qui bruslez et gennez, Et enlassez mon cœur que vous tenez \ l Au labyrint de vostre crespe voj^e,
Que ne pui.s-je estre Ovide bien disant, Oeil tu serois un bel Astre luysant, 14 Main un beau lis, poil un beau reth de soye.
Par destinée.) Il dit, que trois choses sont enfermées dans son cœur, lesquelles l'ont fait mourir : c'est à sçavoir, l'œil, la main, et le poil, c'est à dire la cheveleure de sa dame : et que s'il avoit aussi bon esprit qu'Ovide, il changeroit l'œil en un astre, la main en un lis, et le poil en un reth de soye. Ce Sonet est de ceux, qu'on appelle aujourd'huy rapportez. Les anciens appelloient cette figure. Paria parihus reddila. La serre.) Mot de fauconnerie : qui signifie la jjince et les ongles d'un oiseau de proye. En m'immolant.) Il veut
[XVH] VARIANTES : 1. Texte.
4. Le f., la prise et le r. à t. h. 1587. 1604. 1610. 1629. 7. Occise aux piedz de ma fiere moitié. 1532. 1353.