‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 433 sur 446 · XI.VII · texte numérisé non relu

XI.VII

xLvii;

Mon Dieu, mon Dieu, que ma maistresse est belle xi.ix

Cent fois le iour, a-part moy ie repense l

Mille vrayment, & mille voudroient bien li

Avant qu'Amour, du Chaos ocieux lu

Par ne sçay quelle estrange inimitié lui

0 doux parler, dont l'apast doucereux liiii

Verray-ie point le doux iour, qui maporte lv

Quel dieu malin, quel astre me lit estre lvi

Diuin Bellai, dont les nombreuses loix lvii

Quand le Soleil à chef renuersé plonge i.vui

Comme vn Cheureuil, quand le printemps destruit i,ix

Ni [Ny] voir flamber au point du iour les roses lx

Dedans vn pré ie vis vne Naiade lxi

Quand ces beaux yeux iugeront que ie meure lxii

Qui voudra voir dedans vne ieunesse i.xm

Tant de couleurs l'arc-en-ciel ne varie lxiui

Quand i'apercoy ton beau chef iaunissant lxv

Ciel, a?r, & vens plains, & monts découuers Lxvt

Voyant les yeux de toy, Maîtresse esliie lxvii

L'œil qui rendroit le plus barbare apris lxviii

De quelle plante, ou de quelle racine lxx

la desia Mars ma trompe auoit choisie lxxi

Petit nombril, que mon penser adore [233]

Que n'ay-ie, Dame, &; la plume <k la grâce lxxii

Du tout changé, ma Circe enchanteresse lxxiu

Les Elemens & les Astres, à preuue lxxiiii

le parangonne à voz yeux ce crystal lxxv

l'ay cent fois espreuué les remèdes d'Ouide [234]

Ny les combats des amoureuses nuits lxxvi

A ton frère Paris tu semblés en beauté [23S]

Si ie trespasse entre tes bras. Madame lxxix

Pour voir ensemble & les champs is: le bort lxxx

APPENDICE BIIiLlOGRAPHIQUE

Pardonne-moy, Platon, si ie ne cuide

L'onde & le feu, sont de ceste machine

Si l'escriuain de la mutine armée

Pour célébrer des astres deuestus

Estre indigent, & donner tout le sien

OEil, qui portrait dedans les miens reposes

Si seulement limage de la chose

Sous le crystal d'vne argenteuse riue

Soit que son or se crespe lentement

De ses cheueux la rousoyante Aurore

Avecques moy pleurer vous deuriez-bien

Tout me déplait, mais rien ne mest si grief

Quand ie vous voi, ou quand ie pense en vous

Morne de cors, & plus morne d'espris

Las ! sans la voir, à toute heure ie voi

Sur le sablon la semence i'épan

Deuant les yeus, nuit & iour me renient

Apres ton cours ie ne haste mes pas

Piqué du nom qui me glace en ardeur

Depuis le iour que le trait ocieus

Le mal est grand, le remède est si bref

Amour, si plus ma fleure se renforce

Si doucement le souuenir me tente

Amour archer d'vne tirade ront

Je vy ma Nymphe entre cent damoiselles

Plus mile fois, que nul or terrien

Celle qui est de mes yeus adorée

Sur mes vingt ans, pur d'offence, & de vice

Franc de trauail, vne heure ie n'ay peu

D'Amour ministre, et de perseuerance

Franc de raison, esclave de fureur

Le Ciel ne veut, Dame, que ie ioûisse

LXXXVIII

eu cm

ex

exmi exvi

exviii oxxi

Bien que six ans soient ia coulez derrière cxxu

Si ce grand Dieu le père de la Lyre cxxiii

Ce petit chien, qui ma maistresse suit cxxnn

Entre tes bras, impatient Roger cxxv

le te hay peuple, & m'en sert de tesmoin cxxvi

Non la chaleur de la terre qui fume cxxvii

Ny ce coral, qui double se compassé r.xxviii

Di l'vn des deux, sans tant me déguiser cxxix

L'an mil cinq cens contant quarante & six cxxx

A toy chaque an l'ordonne vn sacrifice cxxxi

Le pensement, qui me fait deuenir [237]

Quand en songeant ma folastre i'acole [238]

0 de Nepenthe & de liesse pleine [239]

le parangonne à ta ieune beauté cxxxiiii

Ce ne sont qu'haims, qu'amorces & qu'apas cxxxvi

OEil qui mes pleurs de tes rayons essuyé cxxxvii

Hausse ton vol, ik d'vne aesle bien ample cxxxviii

^'ille de Blois le seiour de Madame cxxxix

Heureuse fut l'estoille fortunée cxl

L'astre ascendant, sous qui ie pris naissance cxli

De ton poil d'or en tresses blondissant cxlii

Ce ris plus dous que l'œuure d'vne abeille cxliii

Dieux si au ciel demeure la pitié [240]

l'iray tousiours & rêvant & songeant cxlku

Espouanté ie cherche vne fontaine cxlvi

CHANSON. 'Las! ie n'eusse iamais pensé p. 242

Vn voile obscur par l'orizon espars cxlvii

En autre part les deux flambeaux de celle c.xlviii

Si tu ne veux les astres dépiter cxlix

Entre mes bras, que maintenant m'arriue CL

Qu'en tout endroit toute chose se mue CLi

L'vne à l'œil brun, Déesse au [sic] noirs cheuaus clii

APPENDICE UIBLIOGIIAPHIQL'E

T^ne diuerse amoureuse langueur clui

Puis que cet œil qui fidèlement baille cmii

Comme le chaut ou dedans Erymanthe CLV

De soins mordans & de soucis diuers clvi

De la mieilleuse & fielleuse pasture clvii

Que laschement vous me trompez mes yeux ci.vm

En ma douleur, las chetif, ie me plais eux

Or' que luppin espoint de sa semence clx

Ayant par mort mon cœur desalié [243]

Puissay-ie auoir cette Fére aussi viue clxi

Contre le ciel mon cœur estoit rebelle CLXii

Voicy le bois, que ma sainte Angelette CLXiii

Sainte Gastinc heureuse secrétaire clxv

En ce-pendant que tu frappes au but clxvi

Quel bien auray-ie après auoir esté clxvii

Puis que ie n'ay pour faire ma retraitte CLXviii

Ha, Belacueil, que ta douce parolle clxix

En escrimant, le malheur m'eslança clxx

Tousiours des bois la sime n'est chargée cLxxi

Je veux brusler, pour m'en voler aux cieux CLxxii

Mon fol penser pour s'en voler plus haut clxxiii

Or' que le ciel, or' que la terre est pleine CLXXiiii

le ne suis point, Muses, acoustumé clxxv

Ni les dédains d'vne Nymphe si belle clxxvi

Dedans le lit ou mal sain ie repose clxxvii

0 trais fichés iusqu'au fond de mon àme CLXXvnii

Las ! force m'est qu'en bruslant ie me taise clxxix

Amour & Mars sont presque d'vne sorte CLXxx

lamais au cœur ne sera que ie n'aye CLXXxi

Au cœur d'vn val, émaillé tout au rond CLXXXiii

Veufue maison des beaux yeux de Madame clxxxiiii

Puis qu'auiourd'huy pour me donner confort CLXXxv

ŒUVRES 1567. 1. AJIOLRS, 1.

F. 88 le m'asseuroy qu'au changement des cieux clxxxvi

y" Seconde Agiaure, auienne que l'Enuie clxxxvii

89 En nul endroit, comme a chanté Virgile clxxxviu v" Son chef est d'or, son front est vn tableau CLXxxix

90 Tousiours l'erreur, qui séduit les Menades cxc v° Bien que les champs, les fleuues, & les lieux cxci

93 [sic] 11 faisoit chaut, & le somme coulant CXCii

Ces flots iumeaus de lait bien époissi cxciii

v" Quelle langueur ce beau front deshonore'? cxciiii

92 D'vn Océan qui nostre iour limite cxcv \° Au plus profond de ma poitrine morte cxcvi

Ren moy mon cœur, ren moy mon cœur pillarde cxcvu

93 Quand le grand œil dans les iumeaux arriue cxcviii v° Fauche, Garçon, d'vne main pilleresse cxcix

94 Les vers d'Homère entreleus d'auanture CC Vn sot Vulcan ma Cyprine faschoit CCI

v° Mon Dieu, quel dueil, & quelles larmes faintes ccli

9o Le feu iumeau de Madame brusloit cciii

v° Celui qui fit le monde façonné cciiii

Que Gastine ait tout le chef iaunissant [242]

96 leune Herculin, qui dés le ventre saint [243] v° De toy, Paschal, il me plaist que i'escriue [236]

97 Comme on souloit si plus on ne me blâme ccvii v" Braue Aquilon, horreur de la Scythie ccviii

98 Sœur de Paris la fille au Roy d'Asie ccix L'or crespelu, que d'autant plus i'honore ccx

u" L'homme est vrayment ou de plomb ou de bois ccxi

99 Auec les fleurs & les boutons esclos ccxii Si blond, si beau, comme est vne toison ccxiu

v" D'vne vapeur enclose sous la terre ccxiiii

100 le suis, le suis plus aise que les Dieux ccxv

Telle qu'elle est, dedans ma souvenance ccxvi

480 APPENDICE BIHLIOGRAPHIQLE

F. 100 v° CHANSON. 'Petite Nymfe folastre

101 v" De ses maris lindustrieuse Hélène

102 Mon dieu que i'ayme à baiser les beaux veux v" 1/arc, contre qui des plus braves gendarmes

Cet œil blesson [sic] dont, goulu, ie me pais

103 Depuis le iour que mal sain ie soupire Mets en oubly, Dieu des herbes puissant

v" Bien que ton trait, Amour soit rigoreux

loi Si hors du cep où ie suis arresté

v° Veu la douleur qui doucement me lime

Amour, quiconque ait dit que le ciel fut ton père

105 Beauté dont la douceur pourroit vaincre les Rois v" Amour qui si long temps en peine m'as tenu

106 le puisse donc mourir si encures i'arreste

107 Ah, que malheureux est tout homme qui s'empestre Bien que ton œil me face vne dure écarmouche

v" Que ne suis-ie insensible ? ou que nest mon visage

108 Morfée, s'il te plaist de me représenter

y" Ecumiere Venus, roine en Cjpre puissante

109 Cache pour cette nuit ta corne, bonne Lune \" Le leu, la Grâce, & les frères iumeaux

110 Cesse tes pleurs mon liure, il n'est pas ordonne

v" ELEGIE A CASSANDRE.

*Mon œil, mon cœur, ma Cassandre, ma vie

112 v" ELEGIE A M. A. DE MLRET.

*Non Muret, non, ce n'est pas du iourd'huy 114 v" CHANSON. 'D'un gosier machelaurier 110 SONET. Mon des Autels qui auez dés enfance

v" ELEGIE. "Depuis que ie suis amoureux

117 ELEGIE A lAN liRINON.

*Aux faits d'amour Diotime certaine

118 ELEGIE A lANET PEINTRE DV ROY.

*Pein moy, lanet, pein moy ie te supplie

CCXXVIII

auvREs 1367. I. AMOLiRs, 2. 481

F. 121 SONET. Celuj' qui boit, comme a chanté Nicandre [253]

v" Foudroyé moy le corps ainsi que Gapanée [236]

122 Amour tu semble au phalange qui point [237] v° CHANSON. *I1 me semble que la iournée p. 433

123 Prenez mon cœur, dame, prenez mon cœur [258] v" ELEGIE. *Cherche maistresse vn poëte nouueau p. 380

124 laloy roulant ces larmes de mes 3'eux ccxxxi

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