P. 1 LE PREMIER LIVRE DMS AMOVRS || DE P. DE RONSARD
commentées par Marc || Antoine de Muret.
Qui voudra voir comme Amour me surmonte i
2 Nature ornant Cassandre qui deuoit ii
3 Entre les rais de sa iumelle flame m
4 le ne suis point, ma guerrière Cassandre un
5 le parangonne au Soleil que i'adore v
6 Ces liens d'or, ceste bouche vermeille vi
7 Bien qu'il te plaise en mon cœur d'allumer vu 7 Lors que mon œil pour t'œillader s'amuse Viii 9 Le plus toufTu dvn solitaire bois ix
10 Amour me paist d'vne telle Ambrosie x
11 Ah traistre Amour, donne moy paix ou trêve xi
12 l'espère et crain, ie me tais et supplie xii
13 Pour aller trop tes beaux soleils aimant xiii
14 le vey tes yeux dessous telle planette xiiii
15 Ha, qu'à bon droit les Charités d'Homère xv
18 le veux pousser par la France ma peine xvi
19 Le Destin veut qu'en mon ame demeure xvii
21 Une beauté de quinze ans enfantine xviii
22 Auant le temps tes temples fleuriront xix
23 le voudroy bien richement iaunissant xx
24 Qu'Amour mon cœur qu'Amour mon ame sonde xxi
25 Cent et cent fois penser un penser mesme xxii
26 Ce beau coral, ce marbre qui soupire xxiii
27 Tes yeux courtois me promettent le don xxiiii
28 Ces deux yeux bruns, deux flambeaux de ma vie xxv
29 Plus tost le bal de tant d'astres diuers xxvi
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APPENDICE BIBLIOORAPHIQUE
Bien mille fois et mille i'ay tenté
Iniuste Amour fusil de toute rage
Si mille œillets, si mille Hz i'embrasse
Ange diuin, qui mes playes embàme
Légers Démons qui tenez de la terre
Quand en naissant la Dame que iadore
le ne serois d"vn abusé la fable
Las ! ie me plains de mile et mile et mile
Puisse aduenir qu'vne fois ie me vange
Pour la douleur qu'Amour veut que ie sente
Ces petits corps qui tombent de trauers
Doux fut le trait qu'Amour hors de sa trousse
Pour te servir Tattrait de tes beaux yeux
Que de Beautez que de Grâces écloses
Quand au matin ma Déesse s'habille
Auec les lis les œillets mesliez
Ores la crainte et ores l'espérance
le voudrois estre Ixion et Tantale
Amour me tue, et si ie ne veux dire
le veux mourir pour tes beautez, Maistresse
Depuis le jour que la première flèche
Ny de son chef le trésor crespelu
Amour, Amour, que maistresse est belle
Cent fois le iour esbahi ie repense
Mille vrayment, et mille voudroyent bien
Auant qu'Amour du Chaos ocieux
I'ay veu tomber (ô prompte inimitié!)
0 doux parler dont les mots doucereux
Verray-ie point la saison qui m'apporte
Quel sort malin, quel astre me fit estre
Diuin Bellay, dont les nombreuses lois
Quand le Soleil ù chef renuerso plonge