Dec. f. pantoyment t
XXVIl] I. LIVRE DES AMOURS 57
Je suis semblable à la Prestresse folle, Qui bègue perd la voix et la parolle, 11 Dessous le Dieu qui luy brouille le sain.
Aussi brouillé de rameur qui me touche, Fol et béant je n'ouvre que la bouche, 14 Et sans parler ma voix se perd en vain.
MURET
Bien mille fois.) Les Prestresses anciennes, lors que Apollon entroit dans elles, pour leur faire chanter les oracles, estoient tellement esmeuës par la véhémente ag-itation du Dieu, quelles perdoient sens et parolle, et béoient seulement, ne pouvans parler. Ainsi dit-il, que la grande beauté, et divinité de sa dame l'empesche de parler, ou d'escrire, lors qu'il en a le plus grand désir. Je suis semblable à la Prestresse.) Cette affection est ainsi descrite en Virgile, [^n. VI, 4r)-?)0]
[XXVIl] VARIANTES : 1. Texte.