Commentaire
Même fpxte en 1333 et en 1387.
point de lieu, ains se renforce de jour en jour. Dit davantaoçe, que ce penser ne le tormente pas si fort par jour, comme par nuict : parce que de jour il survient d'autres occupations, ou compag-nies, qui soulagent quelque peu sa peine : Mais la nuit, se voyant seul, il se tormente tellement qu'il luy semble que ce penser est un lion affamé, qui de mille dents luy ronge le cœur. Il n'y a point de doute, que les amans forclos de jouyssance, lors qu'ils sont retirez de nuict à leur privé, ne sentent sans comparaison plus grande fascherie, que durant le jour.
BIBLIOGRAPHIE
Amours. 1332, 23; 1333, il ; 1367. I, 23 b ; 1371,-2, 60; 1378, 39; 1387, 1592, 39; 160i, 1610, 1629, 41.
[XXXV] VARIANTES : 2. Commentaire.
1604 ajoute : Tout ce sonnet est tiré de Pétrarque 219. 1.
Far potess'io vendetta di colei [Che guardando e parlando mi distrugge, E per più doglia poi s'asconde e fiigge,
4 Celando gli occhi a me si dolci e rei.
Cosi gli afflitii e stanchi spirti miei A poco a poco consumando sugge,] E'n sul cor, quasi fero leon, rugge
5 La notte allor, quand'io posar devrei.
[L'aima, cui morte del sua alLergo caccia. Da me si parte, e di tal nodo sciolla, 11 Vassene pur a lei, che la minaccia-
Maravigliomi bcn, s'alcuna volta, Mentre le parla c piange e poi Vahbraccia, 14 Non rompe' l sonno suo, s'ella Vascolla.'\
rxxxvii
Pour la douleur, qu'Amour veut que je sente, Ainsi que moy, Phebus tu lamentois, Quand amoureux et banny tu chantois 4 Près d'Ilion sur les rives de Xante.
Pinçant en vain ta lyre blandissante, Fleuves et fleurs, et bois tu enchantois. Non la beauté qu'en l'ame tu sentois, 8 Qui te navroit d'une playe aigrissante.
Là de ton teint tu pallissois les fleurs, Et l'eau croissant du cristal de tes pleurs, 1 ! Sonnoit tes cris, dont elle rouUoit pleine.
Pour mesme nom, les fleurettes du Loir Près de Vandôme, ont daigné me douloir, 1 i Et l'eau se plaindre aux souspirs de ma peine.
[XXXVIl VARIANTES : Texte.