Vulcain
DU CHEVALIER DE FAUBLAS m
amante ou les talens fabuleux de l'époux des cinquante Sœurs 2.
Mais non, ce n'est pas cela que Faublas vous demande. O divinité bienfaisante, vous n'êtes pas seulement la reine des plaisirs, on vous dit aussi la mère de l'Amour ! Deux époux, quand ils sont encore amans, peuvent donc ne pas vous paroître indignes de votre protection. Du haut de l'empyrée, contemplez sans jalousie une mortelle aussi belle que vous; elle soupire, elle vous implore, elle m'attend. Honorez son chevalier d'un regard favorable, venez à mon secours, prévenez mes périls, écartez mes ennemis, conduisez-moi jusqu'à l'asile désiré; daignez me réunir à la plus chère moitié de moi-même. Alors sera brûlé sous vos auspices un encens délectable et pur; alors vous sera fait, en actions de grâces, un délicieux sacrifice également digne du ministre, de la victime et de l'idole.
Pendant que je fais cette poétique invocation, la prophétesse achève sa tournée dans le dortoir; bientôt elle descend chez elle et m'envoie chercher; il est inutile de dire que je mets le vêtement nécessaire^ et que je laisse mon épée.
« Eh ! bonsoir, mon aimable beau-fils ! — Eh !