SCENE VI
A u moment où FRÉDÉRIC va frapper à la chaumière la porte s'ouvre et LIL1À en ressort sous ses habits de fiancée } et voilée comme à la scène précédente, — TIIÉUÉSINE et les compagnes de Liiia suivent la fiuncée.
fkêdéric prenant la main de Liiia et la présentant à ses vassaux
La voici, la vierge charmante, Au front d'ange, a la voix louchante, A qui le ciel va, dans ce jour, M'unir d'un éternel amour!
^A Liiia.) Viens, ma fiancée,
Viens, et sois à moi!
Mon àme est pressée
De l'offrir sa foi
lrieli.e qui a pris lo costume de Liiia, à part, sur Pavant-scène, soulevant son voile, taudis que Frédéric va au fond donner quelques ordres.
Ah! je frémis malgré moi de ma ruse!
Mais mon amour est mon excuse.
Cet amour si profond que j'ai dû lui donner, Le ciel, peut-être, ici, va me le pardonner!
frederic revenant à Lilia el reprenant le motif
Viens, ma fiancée, clc.
(On entend l'orgue dans la chapelle.)
CHOEUR A ces accords pieux Joignons noire prière; Que nos chants de la terre Montent jusques au cieux! (Frédéric, donnant la main à la fausse Lilia, se met en marche vers la chapelle, suivi d'Ilorlen ius, de Thércsine et des filles d'honneur de la mariée; pendant ce temps tous les vassaux s'agenouillent sur la place et sur les marches taillées dans le roc, cl l'on entend, dans la chapelle, un chœur de voix blanches, sans accorapaguemenl.) CHOEUR DE VOIX BLANCHES Seigneur, bénissez leurs amours!
Seigneur, qu'une douce harmonie Leur donne, ici-bas, dans la vie, Des jours heureux, et de longs jours!
(En entendant ces chanls religieux, Uriellescmble éprouver de l'hésitation à gravir les inarches du rocher.) frederic surpris, l'attirant vers la chapelle Viens, ma fiancée!
Viens, et sois à moi!
(L'orchestre achève le motif du chant, ù ce moment la chapelle s'ouvre, cl l'on voit l'ermile paraitre sur le seuil de la porte, attendant les fiancés; deux enfans decheeurportent des cierges, aux côlés du prèlre; le chœur des vassaux s'unit alors à celui des voix blanches, dans un grand ensemble.)