‹ Les amours maudits drame en cinq actesChapitre 37 sur 43 · JULIAN, DIMITRI · texte numérisé non relu

JULIAN, DIMITRI

dimitri. Tout est prêt... Nous partons à minuit précis.

juuan. Ab .

dimitri. Qu’aves-vous à me regarder de la

sorte?

julian. Rien.

dimitri. Le matelot est venu?

juuan. Oui.

dimitri. Il a emporté l'enfant?

juuan. Oui.

dihitrj. Vive Dieu! mon cher, vous êtes laconique, ce soir?

julian. Oui. [Il ra fermer la porte du fond et celle par laquelle Dimitri est entré )

dihjtbi. Que faites- vous donc là?

julian. Ma ronde de geôlier.

dimitri. Vous fermez aussi la fenêtre?

julian. Pour qu’on n’entende rien du dehors.

DiMiTm. Prudence exagérée!... tout se passera ici arec, calme.

julian. Vous eroye»?

dimitri. Où est votre sorur?

jclian. Dans sa chambre.

dimitri. Prles-la de m'ouvrir...

Umax. Non.

dimitri. Ouvrez-moi vous-mêfne.

jolisn. Non I

dimitri. Alors, je vais défoncer la porte d'un coup de pied.

julian. Je ne vous le conseille pas. dimitri. Plaît- il ?

julian. Je tous le défends !

dimitri. Ah ça! mat*, cela sent la révolte, mou oimnbte ami!

juuan. On ne se révolte que contre son maître, et tu n'es pas le mien.

dimitri. Bravo! tutoyons-nous, c’est plus afferlueuitKous avons donc puisé daos le cognac une résolution héroïque?

julian. Peut-être!

dimitri. Et nous avons hâte de retourner au bsgoe?

jclian, aprit une menace « un grand temps.

Oh! j'ai un moyen de ne plus être forçatl ^Armanr un pistolet.) Dimitri. Je vais te tuer.

dimitri. Julian, tu ef ivre!

juuan. C'est possible, et quand je suis ivre, tu le sais, mes yeux sc troublent, mu dents sa serrent, ma raison s'abîme, j'ai le meurtre dans la tête et l'enfer dans le ccruy ! .. Imbécile ! qui m a fait boire pour tourner ma fureur contre les autres et qui va en être la première victime !..

dimitri. Voyons, reviens à toi, menacer un ami...

julian. DU plutôt la démon qui m'a perdu.

dimitri. Mais enfin, y aime u saur I JCJ4A1- Tris-toi! c'est ton arrêt de mort!--. Tu as beau regarder autour de toi... point de fuite

E «subie ! nous sommes enfermés comme deux êtes fauves dans une èaga de fer!..

dimitri. ô part. Et pas d'arme !

julian. Ah! tu as peur, lâche! lu pâlis, tes geiioui fléchissent..- Il a peur, le diable m'emporte, il a peur! (L’n silence.) Eh b lfn! écoute : si perdu que je sois, le meurtre me répugne, lu peux encore sauver U vie.

dimitri. Comment?

julian. Assieds-toi là! écris ce que je vais te dicter Au capitaine du trois-ralU le Plutun:

» Mon cher Forfantas. pour des motifs que jo vous expliquerai à loisir, l’ai changé de plan, «rendez ta liberté sans retard a IHanoel de Vilhena » (Afoucemenl de Dimitii.) Ohl point d'hésitation. ■ Je n'ai que cette gâchette à serrer.

dimitri. Continué.

Digiti

juhan. ■ Vonscminènfrpz à sa place l'individu >■ qui von* remettra ce billet : II n‘y a rien de » ehinzé au r este de vos iiuiiructiotis. a Ah ! «ci félonne ?

diritri. Hw instruction», in ne lei connais donc i «ait..

juiia*. Je les connais parfaitement. Il a été contenu entre von» qu'une foia en pleine mer on se débarrasserait (11* passager.

pimitri. Eh bien?

jul un Eh hien , Forfanla* fora du nouveau pass.vger ce qu'il cûl fait de l'autre, il *« débarrassera de lui.

dimitri. Quel est donc ce généreux remplaçant? joli an. Pardieu... c'est... tu n'a» pas besoin de le connaître.

Murrai. Au fait, je n’y tiens pas.

joiian. Plie la lettre et mets l'adresse, niuitai. Voilà. Kst-ce tout ce que tu demandes? juhan. C'est tout.

mhitri, à pnrl. Ouf... je l'échappe belle!... [Haut., Tu reviendras sur celte dérision avant le jour. .A part.) Quand il aura cuve son cognai;.

jclian, lui présentant un putolet. Maintenant prends cette arme.

divhthi. Pourquoi?

jlOia*. Tu as gagné la droit de défendre la rie.

pimitri. Ah! très-bien, donne.

joua*. Ce ne sera plus un meurtre, mais un duel, et je suis heureui de sentir qu'il y a encore là une vieille étincelle d'honneur !..

dimitri- Tu sais comment je tire. (L’ng horloge sonne dant le lointain.)

jeu in. Neuf heures! au dernier coup, nous ferons feu l'un sur l'autre. (Comptant.) Trois, quatre...

ihmitri. Ecoute donc?

jilian. Quoi?

DiMiTRl. Là, sous «tte fenêtre, (fl tire rur Julian ou moment où celui-ci tourne la télé.', Malédiction, je l'ai manqué!

mus, bondissant de rage. Ah! meurs donc,' misérable !(ünmtri tombe mort.) Il fallait un assassinat!..- En est-ce un. pourtant?... Non!

non! j’avais le droit de tuer cet homme! Vile à l'œuvre, car le temps pre«'èt 11 faut maintenant faire connaître à M. de Vilhcna de quels bandit Il était la dupe, i Prenant le portefeuille de Dimi- In.) Mien, «s preuves suflironl pour le tirer d'erreur!.. Hélène, ouvre-moi I C'est Julian! c’est ion frère! tu n'as plus rien « rraindre de Diraitrl ! Ouvre donc ! ouvre donc! ( Elle paraît pdle et chancelante.)

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