‹ Les amours maudits drame en cinq actesChapitre 40 sur 43 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, M. nr. VILHENA.

Pavita. Mon oncle...

floriani. Quoi donc?

FAVITA. Regarder... là... cet homme...

m. ne vilhrna. à part. Mon fils 1 ... mon fils unique!...

fi "MUNI. Le père de Manoêl!

m. dk viinrna. Vous ici. à pareille heure?.., FLORIANI. Volt» y êtes bien, monsieur.

m. ni yilhf-na. Je vous quiue la place...

floriani. Monsieur de Vilhcna... écoulez-moi, je vous prie...

ii. de vimiina. Que me roulez-vous * floriani, bat à Farita. Laisse-nous seuls un instant... Vois «i Hélène vient. [Haut à )l. Ue Vilhcna.} Von» étiez bien ab-orbE fout à l’heure, maintenant voua êtes hien pâle, un frémissement rméricur vous agite,* en un mot, pour un œil : aussi pénétrant que celui du vieus Floriani, vous ; ressemblez h un homme qui souffre cl qui ieg reite.

m. DR vtLtiBNA. Vous m’interroge/ ?

floriani. Je vous devine. Tenez, monsieur, un choc violent nous a séparé» et vous vous êtes plu à me regarder comme iotre ennemi; mais des innées de lutte ci de malheur #« sont amoncelée* sur nous, r. il serait temps d'oublier le passé. — Je n'ai jama.» eu de lie! dans le cœur, n'en meltez |>ns dans vos paroles et veuillez nie répondre avec calme!... Nous touebous peut-être au moment suprême où nos mains se réuniront! — Vous savez que Manoêl a disparu?

M. na VILHMU. C'est par sa faute qu'il a perdu *a liberté.

flormni. Il est donc prisonnier?...

M DF viuirna. Il n'y a qu'un inslinl, j’ai envoyé le capitaine du navire en partance fait c une dcrnicre proposition a Alanoel, et Msnoèl a h fa té. fi <>R i am. Que lui demandiez- vous.?

itFiftvE. Que me veux-tu?

jolian. Comme tu es pâle?... qu’as tu donc? 1

HF.LÈ.NI. Rirai

jcuan Hélène! Dieu a changé mon cœur! Ce n'est pas ttiti d’avoir sauvé la fille, je veut sauver ManoiM!

urxtvi'. Manoèl! (Reculant à l'aepect du cadavre.) Ah!

julian. Ce n'est pas un meurtre, ma sœur, c'est un acte de justice!. . Mais vite- . vite... enveloppe-toi de ce manlelet. cours au Rocher- Blanc... tu trouveras monsieur de Vilbeua. (Lui donnant le portefeuille de Itimitri.) Qu’il lise ces papier» et qu'il empêche à fout prit rembarquement de Maooêl... Je ne peut pas t'accompagner, votre intérêt m'appelle ailleurs... Mais enfin, qu'as-tu donc? tu ne m'écoute» pas, tu as i air de ne pas Comprendre... les yeux sont Comme noyés de

floriani. Il a voulu rester auprès de Marie.

favita. Est-ce indiscret de vous demander ce qu'il vous a dit?

floriani. Oht pardon, ma bonne Favita...

noua sommes venus si prompteim'iil que je u ni pu le faire encore cette confidente... Ce aoir, apres t'avoir remis l’critjmt, Valentin était r<*»ïorli dans l'intention de raisi rcr la pauvre mère; ii rencontra sur .U route Julian lien al, qui inar cbait très-vite et qui lui dit mus a'anêter : Prie» le docteur Floriani de se rendre au Hother-Bfanc, Hélène peut avoir betoiti de lui. — Valentin est rentré, nous sommes partis, et nous voila.

favita. Vous ne savez rien de plus ?

fioriani. Afoolumcnt rien.

fa vu a. .\h! mou onrlr, que d'étranges événements ..

Pt OUI AM. Attendons l'issue.

n. DR vilmena. D'abandonner...

floriani. Sa famine et sa fille ( Mais, est-ce qu'on peut briser de tels liens aujourd'hui ?

vt. dr vtlhena. Qu'y a-t-il de changé?... Cette femir ■ n'est-elle pas toujours ia sœur d'un

forç.' . t

floriani. fit comptez-vous pour rien toutes le» épreuve» qti'llélèiie a subies et qui ont fait éclater la noblesse de son cœur, la vérité du sou amour ? Dieu les a comptées, lui!..- D ailleurs, quui que vous fassiez, leur enfant n'est-il pas aussi le vôtre?

u. dr vilhena. II» n aîtraient manqué de rien...

fi oriaN!. l'n« aumône! et vous croyez avoir tout du!... Ah : m. iimeur, moins d'argent et un peu plus d'humanité:..,

w. me vu mena. Enfin... que tous dirai-je? .. U est trop lard maintenant!

floriani. Cea paroles-là, monsieur, l'émolion de voire voit, proment que vous incliner au repentir. et je le crois sincère, car en ce moment vou* n’èlcs plus sous l'influence de cet infâme Uimitri |. w

u. di vilhena. Pourquoi outrager le comte?

pi oui ami. Un comte «le préau ' un gentilhomme de cour d'at*i«esl... Tôt ou tard, il »e fera en vou* une lumière terrible et voua fréftiirc* d’apprendre que vou* a ver été la dupe d'un escroc ! pavita. llé|cno vient de ce côté...

h. ns vilhi ju Elle !

pavita. Remorquer donc, mon oncle, l'étrange regsrd...

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