‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 111 sur 151 · Voyez rinlroduction de cet ouvrage · texte numérisé non relu

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3. r.cl nilistc né en 1087, mort en n.'io), violoniste distingué, avait été élève

«le CoM'lli lorsque celui-ci était violon solo dans la chapelle du margrav d'Anspach. C'est en 1728 qu'il fut nommé maître des concerts de IKlecteur d

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21(1 LES ANCKTKES DU VIOLON

rut-olle pi-ompiomcnt abandonnée; cl son invonlenr, le grand Dach lui-niénic, (jui a beancoup écril pour la « viola a gambe » et un peu pour la viole d'amour, ne nous a rien laissé dans ses œuvres si nombreuses, pour la « viola pomposa ».

On a vu que la (( viola a gambe », désignée par le numéro 3 sur la planche XX de Prœtorius, est montée de six cordes, dont deux, les plus graves, sont filées, c'est-à-dire entourées d'un fil de métal très fin; et que Mersenne ne fait pas connaître des violes ayant plus de six cordes et n'indique pas non plus s'il y en avait de filées.

D'après Jean Rousseau, ce fut vers J675, que Sainte- Colombe ajouta la septième corde, afin d'augmenter l'étendue d'une quarte, en même temps qu'il introduisit en France l'usage des cordes filées d'argent. Nous pensons donc que Titon du Tillet commet une erreur en disant : « Pour rendre la viole plus sonore. Marais est le premier qui ait imaginé de faire filer en laiton les trois dernières cordes des basses^ », et qu'il vaut mieux s'en rapporter à Rousseau, contemporain de Sainte-Colombe, qui en atlribue la paternité, en France, à ce dernier.

Nous ne savons si la date de l'adjonction de la septième corde, donnée par Rousseau est bien exacte; dans tous les cas, déjà en 1675, un gentilhomme est représenté jouant d'une basse de viole montée de sept cordes, dont trois, les plus graves, semblent être filées ^ Le dessinateur n'a donc pas attendu pour reproduire l'instrument augmenté d'une corde par Sainte-Colombe, et le fini d'exécution

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