‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 117 sur 151 · I.-.I. rUnssp.Ai'. Dicfinnnnirr de musique, j · texte numérisé non relu

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ments que Ton possède sont tout à fait insuffisants pour cela. Ainsi, les découvertes se résument, pour la France, à Henry aux vièles, dont il a été déjà parlé, et qui habitait la rue aux Jugléeurs, à Paris, en 1292; puis à Jehan de la Comté qui, vers 1450, d'après les comptes des ducs de Bourgogne publiés par M. de la Borde, vendit une harpe pour la comtesse de Charollois, moyennant la somme de douze livres ; et c'est à pc^u près tout. Mais à partir de l'époque de la R(^naissance, c'(^st-à-dire vers la fin du xv*' siècle et au début du xvi% les renseignements sur les luthiers deviennent un peu moins rares.

La noblesse, héritière des grandes traditions du xv' siècle, cultiva davantage la poésie et la musique. Les rois, les princes, et à leur imitation les autres seigneurs, furent plus ou moins mélomanes. Chacun d'eux protégeait non seulement les arts et les artistes, mais avait encore la prétention de faire des vers et de les mettre en musique. Les uns chantaient leurs œuvres en s'accompagnant eux-mêmes avec un instrument quelconque; d'autres, plus modestes, se contentaient d'être accompagnés par des artistes, et comme, à cette foule luxueuse et élégante, il fallait des instruments non moins beaux que leurs costumes et que les autres objets qui les entouraient, qu'il était de toute nécessité que ces instruments fussent dignes du cadre où ils figuraient, les Inthiers s'appliquèrent à les leur fournir aussi richement décorés que possible et à en faire de véritables œuvres d'art. Pour cela, ils firent appel aux ouvriers les plus habiles à travailler le bois, l'ivoire et la nacre.

Le mouvement artistique qui allait se propager dans une certaine partie de l'Europe avait son foyer en Italie, dans les petites cours des nombreux princes qui régnaient alors

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sur hi pt'^ninsiilo. Les arlisles de tous les pays, peintres, seiilpleurs cl musiciens, s'y donnaient rendez-vous, et les m-.inds seii,Mi(Miis, heureux Mrcenes, les attachaient, à prix (Inr, •» leurs piM-sonnes. Il y avail donc un courant, une juiihiance favorahles à toute nianilestation d';u*l, dont la lu- Iheiie fui appelée h hénélicier, el ce n\'.st pas vouloir amoindrir le niéril(% disons le niot, le nénie des prenaicrs luthiers ilaliens, (jue de constaler lYdévalion intellectuelle du milieu dans lequel ils vivaicMiL

C'est r Italie qui eut Thonneur d'être le berceau de la lutherie artistique. C'esl là que l'on construisit les prenniers instruments éléi^ants el que l'on réussit à les rendre parfaits sous tous les rapports, et ce sont les beaux modèles que l'on y créa qui furent copiés depuis, avec plus ou moins de bonheur, par les luthiers des autres contrées. Il est donc tout naturel que nous parlions d'abord des luthiers italiens.

Parmi ceux dont les noms sont connus, il faut citer :

Pietro Dardelli (le père), moine franciscain, autrement dit cordelier, du couvent de Mantoue, qui vivait à la fin du xv*' siècle, et qui passa la plus grande partie de son existence à faire des luths et des violes ornés de marqueterie. Fétis parle d'un luth de ce maître, fait pour la duchesse de Mantoue, qui porte la date de 1497, avec le nom de Padre Dardelli. Cet instrument est orné de marqueterie d'ébène, d'ivoire et d'argent; de plus, les armes de Mantoue sont dessinées sur la table; il appartenait, vers 1807, à un artiste peintre de Lyon, nommj Richard.

Hreusio Girolamo ( lirensius Ilyeronimus), de Bologne,

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