Biof/ropfiie universelle, 1'^ édit., Paris
Louis XIII, qui eut, dit-on, des démêlés avec le cardinal de Riclielieu^
Hotmann, l'illustre, comme le montrent les vers suivants :
Do ce mois le cinquième jour,
Le monarque et toute sa cour,
Que composoient maints gens célèbres.
Allèrent entendre ténèbres
Aux feuillants, couvent célèbre,
Cette musique sans égale,
Qu'on nomme musique royale,
Toute l'assistance y ravit
Chantant les psaumes de David.
Le sieur Lambert les soutenoit Qui son téorbe en main tenoit, Et le rare Hotman cet illustre Qui met la viole en son lustre, Precédoit leurs illustres chants.
Le père André, bénédictin, « un homme, dit Jean Rousseau, qui auroit obscurcy tous ceux de son temps, s'il avoit été d'un estât à faire profession de cet instrumenta »
Sainte-Colombo, très réputé, élève de Hotmann.
a Sainte-Colombe, dit Titon du Tillot, faisoit quelque bruit pour la viole ; il donnoit même des concerts chez lui où deux de ses filles jouoient, l'une du dessus de viole et l'autre de la basse, et formoient avec leur père un concert à trois violes, qu'on entendoit avec plaisir, quoiqu'il ne fût composé que de symphonies ordinaires et d'une harmonie peu fournie d'accords'. »
1. M. Thoinnn a publié la biocfraphic de Man^^arï^ suivie de Besiponfie fnile à un curieux ftur left senlunenfs de la musique en Italie, etc., qu'il lui alli'il)ue, Paris, A. Claudin, I860. Or, Félis déclare dans la Diof/raphie universelle que cette Re.<iponse est de INIaugars (Aude), prieur d'Esnac. Oui de Thoinan ou de Félii^ a raison ?