‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 138 sur 151 · Ouvraee^cité · texte numérisé non relu

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LES Vlni.KS 263

AiH!rr-(l<'s-Ai*ls, où il doimoil deux on liois l'ois I<'» semaine (les leçons ;ni\ |h'i-s(hiii('s (|ni vouloicnl sc pcrCcclionner ilans la violr ". 11 moiii'iil le I "i aoOt 172S'.

Nou-« (loiiiioiis la rcjjrodnclioii du incdaillon de Marin Marais, piihlir par Tiloii du lillcl.

l'ji H)().*), l^irrrc (\r l.i iiaiTr cl (di.u-jcs de la J^'oiMaine ('•l.iiciil basses de viole dans l;i inusi(pi(' de la Heine retienne l{i(diard el ri(Mr<' Martin lii;nrent la mônnc année, Ton eonime dessus el l'anlre conime basse de viole, eliez Monsieur IVère (bi roi.

Antoine Forqueroy, nommé violiste de la chambre du roi, le :U décembre 1089, a laissé de la musique de viole. Il eut un lils qui se distingua aussi sur cet instrument.

On trouve encore : De Machy, Garnior, Bellier, M"° Maugcy. Du Buisson; Desmarets, né à Paris en 1662, qui débuta comme violiste de la chambre, fit représenter un grand nombre d'opéras, et mourut à Lunéville le 7 septembre 1741 , après avoir été successivement maître de la chapelle de Philippe V, roi d'Espagne, et surintendant de la musique du duc de Lorraine; Le More, Roland Marais, fils de Marin Marais, lequel fit paraître des pièces de viole. Le Couvreur. Hurel, llatot, De Caix d'Hervelois, violiste élégant, auteur de plusieurs pièces de viole ; Léonard et Nicolas Itier, violistes de la chambre du roi ; le premier enseignait en même temps le luth et le téorbe aux Pages.

Louis Couperin, le premier du nom, qui est surtout connu comme claveciniste, tint aussi le dessus de viole dans la musique de la chambre sous Louis XIV. En 1736, Nicolas Danican et Pierre Danican Philidor étaient basses de viole à la Chapelle.

Avec M"" Sainte-Colombe et Marais, déjà citées comme violistes, n'oublions pas de mentionner M"'' de Cury, qui excellait aussi da .s fart de jouer de la viole. Cette aimable

1. En iCiîM. M.niii M.u-.us h.iliil.iil rue (Jiiiiic.impoix; lannée suivante, il élail rue Bertin-Poiréc. {Le Livre commode.)

266 LES ANCÊTRES DU VlOLOiX

personne épousa la Lande en 1723. M"" Hilaire, Sercamann et de la Barte, figurent parmi les basses de viole de la musique de la chambre, en 1694\ M""' de Caix Taînée, de Caix la cadette et de Caix la troisième, s'y trouvaient égalemeiil comme basses d(^ viole avec de Caix fils, leur frère, en 17i9. Violiste de la chambre, en 1736, Alexandre Sallentin y était encore en 1 7 iO.

C'est François I" qui fonda la musique de la chambre, en créant, en 1543, un corps de musiciens indépendants du service de la Chapelle; car, jusque-là, les artistes qui prenaient part à l'exécution musicale des offices paraissaient aussi aux fêtes et aux divertissements de la cour. Le célèbre violiste, Claude Gervaise, y occupait une place prépondérante.

La musique de la chambre comptait aussi des joueurs d'épinettes et de luths; le fameux Albert se faisait remarquer parmi ces derniers".

François P' ne se contentait pas d'encourager la musique, il voulut aussi faire apprécier l'art français par les Turcs, et cela ne lui réussit guère :

(( Après avoir conclu un traité d'alliance avec Soliman II, empereur des Turcs, dit Castil-Blaze, il ne crut pas pouvoir faire à son nouvel allié un présent plus agréable et plus

1, État (le la France.

2. C'est en riionneiir (rAlbert, que Clément Marot composa les vers suivants :

Quand Orphéus reviendrait d'Elysée,

Du ciel Phébus, plus qu'Orphéus expert,

Jà ne serait leur musique prisée

Pour le jourd'hui, tant que celle d'Albert;

L'honneur d'aînesse est à eux comme appert,

Mais de l'honneur do bien plaire à rouir,

Je dis qu'Albert par droit en doit jouir,

Et qu'un ouvrier plus exquis n'evit su naître,

Pour un tel roi que François réjouir,

]\e pour l'ouvrier un plus excellent maître.

LKS VIOI.KS 207

(lii^r,,r (le sM Mr.nidcni- (juc (\r lui envoyer un corps d'cxcel- Iciis inn>ici.'ns. l.r Snllnn les ivrnl (l\'il)()r(l favorablement; il assista à li'ois coiiccils (jifils donnèrent dans son palais; mais .iNaiil oh^ciNr (pic ce divertissement amollissait son .•nue ^Mienirrr, <«l ju^reanl, par lui-môme, qu'il pouvait faire encoïc plus d'impression sur ses oflieiers, il loua le lalent des musiciens, les récompensa et les renvoya après avoir fait hriser Icmus inslrumens, avec défense de s'établir dans son empire sous peine de la vie. Soliman crut que c'était un trail (]c polilifjue du roi et dit h l'ambassadeur de France (pi'apparemment son maître avait voulu imiter les Grecs, qui envoyèrent aux Persans le jeu des échecs pour ralentir leur ardeur belliqueuse'. »

Et r^élis qui nous raconte que l'on cultivait la viole d'amour à Constanlinople, au xv° siècle!

Castil-Blaze nous apprend encore que les musiciens de la Chap(dle figurèrent aux processions de pénitents blancs instituées par Henri 111. La première eut lieu à Paris, le 2:> mars 1583; elle se rendit du couvent des Augustins à Notre-Dame :

a Les pénitens marchaient deux à deux, couverts d'un sac de toile, avec un chapelet et une discipline à la ceinture, dont ils se frappaient les épaules en cadence toutes les fois que la musique jouait. Les seconds fustigeaient les premiers, et ainsi de suite, en observant les figures du rythme, les piano, forte^ crescendo^ smorzando^ etc. Un tutti vigoureux et brillant devait présenter un coup d'œil original et pittoresque, la manœuvre des disciplines marchant avec le jeu des archets, le fouet s'apaisant sur un pizzicato^ pour sangler à tour de bras sur un accord sabré...

« ... Le roi, vêtu comme les pénitens, était mêlé parmi eux, sans gardes ni rien qui le distinguât. Le cardinal de Guise portait la croix, le duc de Mayenne faisait la fonction

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