K E M A N G E II U O U M Y D E F ORME T R J; S A N CI E .\ -N E
l'attache de la queue, passent sous cette queue et par des trous percés dans le chevalet, puis sous la touche, et vont s'attacher à des chevilles de fer dans l'intérieur du cheviller. L'archel, un peu plus petit que celui de la kemàngeh a'gouz, a la même forme *. »
On voit que Fétis n'hésite pas à déclarer que celle kemàngeh roumy « est un instrument évidemment asiatique ». Il n'est cependant pas indispensable, à notre avis, de meltre ses lunettes et son bel habit noir, comme on dit dans les Noces de Jeannette^ pour s'apercevoir qu'il n'existe aucune ressemblance, aucune affinité, entre cet instrument et ceux de l'Asie. Pour s'en convaincre, le lecteur n'a qu'à les comcomparer, et il aura bientôt vu qu'ils ne sont pas construits d'après les mêmes principes, d'après les mêmes procédés.
i. Fétis. Histoire générale de la musique, t. Il, [>. 141 et 142.
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Dnns un [)ays eoniine rOi'ienl, où Loul se li'iinsnnd |):u' li'.ulilion, loi's(ju'un objet esl usilé depuis trois ou (ju.ilre sièides, riinliuène vous dii'ii de ti'ès honne loi (lu'il est connu et |U"nli(|ué depuis la [)lus haute anticpiité, et eela, pnree (pie non seulemeni son aieul s'en servait, mais aussi son bisaïeul^ son trisaïeul, etc. Dans ces conditions, rinstrumeut de
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fxvii'' siècle,.
musique importé par les clirétiens au moment des croisades c'est-à-dire au xi' si('cle, doit, pour tout habitant de FOrient, remonter jusqu'au déluge. C est pourquoi nous nous permettons de dire que l'introduction de l'archet en Orient date probablement de l'importation de cette « kemângeh roumy » c'est-à-dire des croisades.
L'archet reproduit d'après un dessin de Villoteau ' donnera une idée de la construction orientale de cet agent du son.
Tous les instruments à archet de l'Orient que l'on vient de voir sont destinés à disparaître complètement d'ici peu et à être remplacés par les produits de Mirecourt et du TyroL Depuis longtemps déjà le violon a fait son apparition en Algérie, en Tunisie, en p]gypte, en Perse, en Indo-Chine, etc., et les joueurs de rebab commencent à se servir de préférence d'instruments européens, moins nasillards et plus timbrés