‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 52 sur 151 · Wyrïon, History uf Enyiisli poelry, cité par Kastner · texte numérisé non relu

Wyrïon, History uf Enyiisli poelry, cité par Kastner

LA VlÈLE

lentes et faire entendre des concordances ou accoinpa- ^nienients d'après le système (liaj)lionif|ue, ce l'ut hicMi autre chose lorsqu'on voulut exèculerdes aii's plus vifs, des ornements, des (ioritures, (il utiliser s(''[)arémcnt chacun(î des cordes. On l'ut alors, et aiin de faciliter le jeu, obligé d'arrondir le chevalet, puis de pratiquer de légères échancrures sur les côtés de la caisse pour rendre le passage de l'archet plus libre et empêcher qu'il ne frottât sur les bords en même temps que sur les cordes.

Cette heureuse modification se voit, ou plutôt, se devine déjà vers la fin du xiii' siècle, et la vièle h cinq cordes provenant d'un vitrail du couvent des grands cordeliers de la rue de Lourcine, fondé par saint Louis, en est certainement un des premiers exemples.

Ici, les échancrures sont à peine accusées, les côtés de la caisse sont plutôt légèrement creusés et ressemblent à ceux des guitares. Il n'y a pas d'ouïes, le cheviller est en forme de disque, et de même que sur la vièle de la belle Josiane,

donnée plus haut, les cordes passent sous la touche et se dérobent ainsi à l'action des doigts.

L'élégante vièle de fantaisie, à trois cordes, du xiv° siècle, possède des bords à peu près semblables à ceux de la précédente.

\IliLL: DU XV

Tableau de Memling- (musée des Offices, à Florence).

LES AiNCÊTHIJS DU VIOLON

Quant à celle du manuscrit (](^s Adages du xv*" siècle, qui a une caisse courte, avec un manche très long, les côtés y sont aussi un peu creusés. Deux rosaces, percées en dessous des cordes, figurent les ouïes; le cordier et le chevalet, qui est plat, s'y distinguent parfaitement; mais le détail le plus intéressant se remarque sur son cheviller, arrondi et orné d'une tête sculptée, qui nous montre, pour la première fois, des chevilles placées sur les côtés,

SIREMK JOUANT DE LA VIÈLE

Bas-rcIicf de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon (xiiic siècle)

comme elles le sont sur les instruments à archet modernes.

On continuait cependant à faire des vièles rondes, sans échancrures, au xv' siècle. Telle est celle du beau manuscrit de Froissard, que joue un enfant nu, dessiné dans une des marges, et dont le cheviller est en équerre, semblable à celui d'un luth.

La vièle d'une des sirènes du charmant bas-relief qui se voit sur le portail de droite de la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, n'a pas non plus d'échancrures ; mais cela n'a rien de surprenant, puisque le monument est du xnf siècle.

LA Vll'LK

Diuis \r suporhc lahlcaii de Mcîinlin^, xv' siècle, La Madone cl l'enfanl entre (leu.i: (UKje^^ (jiii s(; trouv(i au musée des Oriices, à Morence, on voiL une; vièle l'orl, «gracieuse à la(juelle on pourrait pres(|ue donn(M' le nom de viole. Montée de six cordes, elle a un élégant cordier; les ouïes sont placées comme sur le violon, de chaque côté du chevalet; de plus, quatre petites rosaces décorent la table, dont les bords sont à j)eine échancrés; le manche, carré, est de la môme épaisseur que la caisse; quant au cordier, il ne diffère pas de ceux des autres vièles.

Le même maître a peint une vièle semblable, sur la chasse de sainte Ursule, à Bruges. On peut considérer ces deux instruments comme les plus parfaits modèles de transition entre la vièle primitive et la viole.

VIELE A SIX COKDES

Fresque du vieux château de Forchheim, Franconie (xiv^ ou xv^ siècle).

I It A G M I N 1 I) IN (MAI;

'l'ititiiiplic lie Md.ii/iii/icfi , p.ii' Alhcil I)in(;r fxvi'' si(M;l(').

Page 1