‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 93 sur 151 · VIOLA A GAMBE A CINQ COUDES JOUEE PIZZICATO · texte numérisé non relu

VIOLA A GAMBE A CINQ COUDES JOUEE PIZZICATO

Voussure de l'orgue de Gonesse (début du xvie siècle).

le même modèle à des grandeurs différentes. Les costumes des anges qui les jouent montrent que cette peinture a dû être exécutée lors de Tinstallation de Forgue, c'est-à-dire

vrrs 1508.

De profondes échancrures en forme de C se voient sur

188 LKS ANCÊTRES DT VIOLON

les côtés (l(^s caisses de l'ésonaiicc, qui sont fort larges. Une grande rosace découpée au milieu de la table en dessous des cordes, et quatre autres rosaces plus petites, percées à droite et à gauche, à égale distance de la première, figurcMit les ouïes. Le manche, qui est plus large prés de la caisse qu'à son extrémité, se termine pai' un cheviller ren- V(^rsé comme celui d'un lulh. Les divisions de la toucJH* ne sont pas indiquées; et siu* les deux instruments, par suite d'une erreur de l'artiste peintre, les chevalets, au lieu de se trouver près du cordier, sont placés en avant de la touche, entre celle-ci et l'endroit réservé pour le passage de l'archet.

Montée de six cordes, la « viola a braccio » est jouée comme un violon. On y distingue le bouton après lequel esl attaché le cordier. La position du bras gauche de l'instrumentiste paraît excellente, les doigts retombent naturellement sur les cordes. L'archet, qui occupe aussi une très bonne position, a sa baguette penchée du côté du cordier, contrairement à ce qui se fait de nos jours; il est tenu entre le pouce et l'index de la main droite, et l'annulaire semble le soutenir. La ligne qui traverse cette viole et la coupe en deux est un joint du plancher sur lequel sont peints directement l'instrument et l'instrumentiste, et qui a un peu dévié.

La « viola a gambe » qui n'a que cinq cordes, reproduit \o même type; mais on n'y remarque pas le bouton qui sert à attacher le cordier. Elle est jouée en pizzicato et l'ange musicien a ses doigts de la main droite placés de façon à pincer plusieurs cordes à la fois; il tient l'archet dans sa main gauche, entre le pouce et la poignée du manch(*, en même temps que ses doigts appuient tout à fait à plat sur les cordes.

Une charmante majolique italienne, du xvf siècle, (jui est au musée Correr, à Venise, nous offre un très beau modèle d'une grande «. viola a braccio », jouée par Orphée charmant

LKS \h)Li:s

IHt»

(les ;niiin;m\, |..iiini lr-(|ih'K ou ivin.ir<|Mc mi lion, nu rrrl*. Mil lin|-(^ r\r. l/iii-liiiiiinil, loi-l l»i('n dessiné, a nnssi (les (''clinncrnres assez profondes en forme de C. Les deux ouies, (jni soiil ('«rnleineni dos C, se Ironvcnl ;< In phicc l,id)ilnelle. On y eoiuple (jualre cordes, passani sur un chevalet placé près de rallache-cordcs, car il n'y a pJ>s de

OKl'lIKli CHARMANT LES ANIMAUX AUX SONS DE LA VIOLE

Majolique italienne (xvr siècle), Musée Correr, Venise.

cordier. Un filet décore les JDords arrondis de la table. La touche, qui n'est pas plus longue que le manche, n'a pas de divisions, et le cheviller représente un trèfle. L'index, le médius et l'annulaire de la main gauche appuient à plat sur la corde, mais le petit doigt est arrondi. Quant h l'archel, Orphée le tient penché du coté de la touche, comme nos violonistes modei*n(*s.

ij:s avcèthes du violon

Nous irprodiiisons une « viola a spalla » ilali('nn(\ qui est montée de sept cordes, dont deux en bourdons, d'après Gio. 13ellini, Tm Vierge et l'enfanl J(''shs enlniirè. de divers saints

Page 1