‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 95 sur 151 · VIOLE A CINQ CORDES · texte numérisé non relu

VIOLE A CINQ CORDES

liuffct d'orgue de l'église N.-D. du Grand-Andely (Eure) (xvic siècle).

Les cordes sont allachées à un cordier et passent sur un chevalet placé entre les ouïes, deux C allongés et peu ou-

dî)2 LES A.NCÊTUKS DU VIOLON

vci'ls. Ln l()uc.h(* s\*i\nnc(» nss('z loin ;ni-(1(*ssiis de In Inblc, on n'y rciiini-quc |)ns (\r (li\isions on c.nscs j)onr incJKjncircinpinccnicnl cl('s doigls. Le innnchc, rcdidivcnicnl courl, se lennino par un cheviller ayanl la l'oiMne d'une lance dont on aurait couj)é la j)oinle.

La i-avissanie jeune fille rjui joue C(dle viole et qui figure un ange, appuie la table du fond sur son épaule gauche et penche sa têle au-dessus poui* la maintenir; elle tieni Tarchet délicatenienl, le lire très droit et incline la haguelle du côté du chevalel. Le pouce, le médius, Fannulaii-e ri le petit doigt de sa main gauche j)ressent les cordes sui- la touche; son index est au-dessous de la poignée, on n'en voit (pu' l'extrémité prés du sillet.

Sur un })anneau du buffet de l'orgue de l'église Notre- Dame du Grand-Andely (Eure), est représentée une femuie, debout, et jouant d'une grande viole à cinq cordes, qu'elle tient appuyée contre elle. Nous donnons cette sculpture du xvf siècle, d'après la photographie qui appartient aux archives de la Commission des Monuments historiques. Cette viole a des échancrures à peu près semblables à celles du violon. Les deux ouïes sont des S. La table du fond devait être percée d'un trou au milieu, permettant d'y passer une agrafe, pour accrocher et maintenir l'instrument, ou bien celui-ci était suspendu à la ceinture, par un fil attaché au bouton du cordier. C'est sans doute ainsi que l'on a joué de la basse de viole et plus tard du violoncelle dans les processions.

En Allemagne, il y avait, en outre des u klein Geigen " que nous avons présentées dans le chapitre relatif au rebec et à la gigu(^, difîéi-entes violes, dont le nombre des cordes variait de (puitre à douze. Sé]>asti(^n Virduug, Agricola, Luscinius et Prœtorius les décrivent sous les noms de

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