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ET DE LA CONTREBASSE DE VIOLE

Par J. Amman (xvic siècle).

représentations d'instruments à archet données jusqu'ici, le fait méritait d'être signalé1.

Les numéros 1 , 2 et 3 nous montrent des « violes a

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t. 2. j. Viola de Gamba. +. YiolEaftarda. >. ^tkîijunifc^e Lvudebrado*

D'après Praetorius [début du xvie siècle).

gambe » de grandeurs très différentes, quoique faites sur le même modèle. Il est assez curieux de constater que la même dénomination s'appliquait à des instruments de dia-

1. Gruffydd Davydd dit bien dans sa description du crouth à six cordes que le dos y était voûté, mais ce détail ne se voit pas sur le dessin d'Edward Joncs.

pasons divers, car à première vue on prendrait plutôt ces trois violes pour un alto ou ténor, une basse et une contrebasse, que pour trois basses. Ceci nous amène à croire que la qualification de « viola a gambe » donnée à une viole, indiquait seulement la manière dont on la tenait pour la

jouer, mais n'impliquait pas pour cela que c'était une basse.

Ces trois instruments ont les bords de leurs tables décorées de doubles filets; ceux des cordiers le sont aussi. — 11 n'y a pas de bouton dans l'édisse pour accrocher le cordier, comme cela se pratique sur le violon; mais une petite barre de bois est collée en travers de celle éclisse et dépasse les bords de la table supérieure ; c'est elle qui entre dans une ouverture ménagée à l'extrémité du cordier, et le fixe d'une façon assez rigide. — Les deux ouïes ont la forme de C, et se trouvent, comme sur nos instruments modernes, de chaque côté du chevalet, lequel n'est pas plat, mais arrondi, afin de permettre à l'archet de passer sur une seule corde, sans toucher ses voisines.

— Le haut de la caisse s'amincit pour arriver au manche, qui n'est pas fixé à angle droit dans l'édisse. — Les touches, qui s'avancent un peu au-dessus des tables d'harmonie, sont garnies de sept cases, placées à égale distance l'une de l'autre, et faites avec des liens qui entourent à la fois la louche et la poignée du manche. — Une tête sculptée se voit à l'extrémité de chacun des chevillers; ceux-ci ne sont pas pins renversés que de nos jours,

VIOLE A CINQ COKD1S

'après Mersenne (xvne siècle)

et les chevilles se trouvent aussi sur les côtés. — Elles sont montées de six cordes, mais celle qui est désignée par le numéro 3 a deux de ses cordes, les plus grosses, qui sont filées. C'est la première fois que nous en rencontrons. De plus, les six cordes de cette viole sont attachées au cordier par des bouclettes. — Les tables du fond, très probablement plates, paraissent être coupées en sifflet dans le haut, près du manche. Ce détail est très bien indiqué sur le numéro 2.

La « viola bastarda », qui porte le numéro 4, est semblable aux trois premières, mais un peu moins large en proportion de sa longueur. Une rosace est percée dans la table, en plus des deux ouïes, et se voit au-dessous des cordes en avant de la touche. Ses six cordes sont attachées au cordier par des bouclettes, comme sur le numéro 3. Une volute y termine le cheviller.

Quant au numéro 5, « italianische lyra da braccio », sa caisse de résonance est absolument semblable à celle d'un violon, mais avec des éclisses un peu plus élevées, et sans filets autour de la table. Les ouïes ont aussi la forme d'une y*. Le manche, court et large, n'a que cinq cases, et se termine par un cheviller comme en avaient assez souvent les anciennes vièles. Cette viole est montée de sept cordes, dont deux accouplées et deux autres en bourdons; de sorte, qu'il y a exactement : trois cordes simples, une corde double, et deux bourdons, indépendants de la touche, mais très rapprochés de celle-ci.

Nous reproduisons d'après Mersenne une ancienne viole : « laquelle n'avait que cinq chordes, dont le nom se void sur la touche du manche près du sillet, à sçavoir chanterelle

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