‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 135 sur 158 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Nombreux furent les faiseurs de violes en Allemagne ; il semblerait même que l'art de la lutherie aurait été importé par eux en Italie. C'est du moins ce que laisse entendre John Evelyn, qui, après avoir parlé dans son Journal (1635) du fromage et des saucisses de Bologne, s'étend sur la grande célébrité des luths des anciens maîtres de cette ville : « Ces instruments, dit-il, étaient fort chers, et les ouvriers étaient presque tous Allemands '. » Il fait mention de Hans Frey, né à Nuremberg vers 1440, lequel travailla assez longtemps à Bologne, et devint le beau-père d'Albert Durer. On a vu que Duiffoprugcar était d'origine allemande, et il y eut à Venise, au début du xvf siècle, une famille de luthiers allemands du nom de Trieffenbriicher, qui construisit des luths et des violes.

Quoi qu'il en soit de l'influence allemande sur la lutherie italienne à ses débuts, voici les noms des faiseurs de violes d'Allemagne.

Gerle (Conrad) vivait à Nuremberg en 1461 ; il mourut en 1521, et fut inhumé dans l'église électorale de Saint- Roch. On ignore si Gerle (Johann), qui travailla à Nuremberg de 1533 à 1550, où il publia un ouvrage sur le luth en 1533, et Hans Gerle, lequel fit paraître, en 1546, toujours à Nuremberg, un traité des gigues et des luths, étaient les fils de Conrad. Meusidler (Johann) fit des violes à Nuremberg, vers 1550, et L Passen en fabriqua aussi, à Schœngau, en Bavière, à la même époque. Felden (Magnus) est connu par une «viola bordone», datée de Wien, 1556, qui se trouve dans la collection de la Gesellschafl der Musikfreunde, à Vienne. Kolh (Johann) luthier de la Cour de Bavière, exerçait à Munich vers 1580.

li H art. Ouvrage cité.

Une « viola a gambe » de Paul Hiltz, Nuremberg, 1656, est conservée au Musée de cetle ville, mais on ignore complètement les instruments de Greffts (Johann) installé à Fûssen, en 1622, ainsi que ceux de Kambl (Johann), qui travaillait à Munich en 1640.

Stainer (Andréas), Absam, vers 1660 (ne pas confondre avec le célèbre Jacob Stainer), et Stangtingher (Mathias), à Wùrzbourg, vers 1671, sont cités comme faiseurs de violes par Hart.

La famille Tielke, de Hambourg, a produit pendant plus de cent cinquante ans, de 1539 à 1701 environ, des instruments de toute sorte, qui ne portent qu'une seule et même signature, celle de Joachim Tielke, et sont pour la plupart richement décorés. Cette longue dynastie de luthiers est représentée au musée de Kensington par une « viola bordone », de l'année 1686; et M. Wilmotte, d'Anvers, avait exposé, en 1878, à Paris, deux basses de violes, l'une datée de 1669 et l'autre de 1701 ; cette dernière entièrement incrustée d'ivoire.

11 se trouve dans la collection de la Gesellschafft Musik-

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