Ouvraare-citc
André-des-Arts, où il donnoit deux ou trois fois la semaine des leçons aux personnes qui vouloient se perfectionner dans la viole ». Il mourut le 15 août 1728 '.
Nous donnons la reproduction du médaillon de Marin Marais, publié par Titon du Tillet.
En 1665, Pierre de la Barre et Charles de la Fontaine étaient basses de viole dans la musique de la Reine. Etienne Richard et Pierre Martin figurent la même année, l'un comme dessus et l'autre comme basse de viole, chez Monsieur frère du roi.
Antoine Forqueroy, nommé violiste de la chambre du roi, le 31 décembre 1689, a laissé de la musique de viole. Il eut un fils qui se distingua aussi sur cet instrument.
On trouve encore : De Machy, Garnier, Bellier, M110 Maugey, Du Buisson; Desmarets, né à Paris en 1662, qui débuta comme violiste de la chambre, fit représenter un grand nombre d'opéras, et mourut à Lunéville le 7 septembre 1741 , après avoir été successivement maître de la chapelle de Philippe V, roi d'Espagne, et surintendant de la musique du duc de Lorraine; Le More, Roland Marais, fils de Marin Marais, lequel fit paraître des pièces de viole. Le Couvreur. Hurel, Hatot, De Caix d'Hervelois, violiste élégant, auteur de plusieurs pièces de viole ; Léonard et Nicolas Itier, violistes de la chambre du roi ; le premier enseignait en même temps le luth et le téorbe aux Pages.
Louis Couperin, le premier du nom, qui est surtout connu comme claveciniste, tint aussi le dessus de viole dans la musique de la chambre sous Louis XIV. En 1736, Nicolas Danican et Pierre Danican Philidor étaient basses de viole à la Chapelle.
Avec MUes Sainte-Colombe et Marais, déjà citées comme violistes, n'oublions pas de mentionner Mlle de Cury, qui excellait aussi da .s l'art de jouer de la viole. Cette aimable
1. En 1691, Marin Marais habitait rue Quincampoix; l'année suivante, il était rue Bertin-Poirée. [Le Livre commode.)
personne épousa la Lande en 1723. M"cs Hilaire, Sercamann et de la Barte, figurent parmi les basses de viole de la musique de la chambre, en 16941. MUes de Caix l'aînée, de Caix la cadette et de Caix la troisième, s'y trouvaient également comme basses de viole avec de Caix fils, leur frère, en 1749. Violiste de la chambre, en 1736, Alexandre Sallentin y était encore en 1749.
C'est François Ie' qui fonda la musique de la chambre, en créant, en 1543, un corps de musiciens indépendants du service de la Chapelle; car, jusque-là, les artistes qui prenaient part à l'exécution musicale des offices paraissaient aussi aux fêtes et aux divertissements de la cour. Le célèbre violiste, Claude Gervaise, y occupait une place prépondérante.
La musique de la chambre comptait aussi des joueurs d'épinettes et de luths; le fameux Albert se faisait remarquer parmi ces derniers2.
François Ier ne se contentait pas d'encourager la musique, il voulut aussi faire apprécier l'art français par les Turcs, et cela ne lui réussit guère :
« Après avoir conclu un traité d'alliance avec Soliman II, empereur des Turcs, dit Castil-Blaze, il ne crut pas pouvoir faire à son nouvel allié un présent plus agréable et plus