‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 5 sur 158 · Livre septième, chant VII, De Lupo duce · texte numérisé non relu

Livre septième, chant VII, De Lupo duce

Et que le Romain t'applaudisse sur la lyre, le barbare sur la harpe, le Grec sur l'achilienne; que le crouth breton chante.

Encore, qu'il ait été usité depuis le milieu du ve siècle1, la plus ancienne figure du crouth, connue jusqu'à ce jour, se trouve dans un manuscrit latin du xic siècle, provenant de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges, actuellement à la Bibliothèque nationale.

Une miniature de ce précieux manuscrit représente un personnage couronné, assis sur un trône, tenant l'instrument appuyé sur son genou gauche et l'archet de la main droite.

La caisse de résonance du crouth est plate, sanséchancrures sur les côtés; elle se compose d'une table et d'un fonds réunis par des éclisses ou lames de bois circulaires.

Dans le haut de cette caisse, au milieu, il y a un manche.

Deux ouvertures pratiquées de chaque côté du manche, permettent au musicien de passer les doigts de la main gauche, afin de pouvoir actionner les cordes, qui sont au nombre de trois. Cellesci, attachées au bas de la caisse, car il n'y a pas de cordier, sont tendues sur toute la longueur de l'instrument et passent sur un chevalet assez élevé, dont la partie supérieure, celle où reposent les cordes, est plate. La table devait avoir des ouïes que l'artiste peintre a négligé de représenter.

CROUTH A TROIS CORDES

Manuscrit de Saint-Martial de Limoges (xic siècle).

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