‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 67 sur 158 · Bibliothèque de l'école des Chartres, A, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque de l'école des Chartres, A, vol. IV, p

2. Vidal dit aussi qu'aucun roi n'avait été nommé depuis 1657 (La lutherie et le* luthiers, p. 5, renvoi 1 .

peuple dans les rues et dans les guinguettes, il leur sera permis d?y jouer if une espèce (T instrument à trois cordes seulement, et connu sous te nom de rebec, sans qu ils puissent se servir d'un violon à quatre cordes sous quelque prétexte que ce soit. »

Déjà en 1730, le rebec était considéré comme un instrument tombé en désuétude; car on lit dans la scène ni de Y Industrie, prologue de Zémire et Almanzor, pièce représentée à la foire Saint-Laurent :

Pierrot à I'Antiquité {d'un ton de vieille).

Ici que venez-vous faire?

Dites, ma bonne grand'mère, N'y venez-vous point, pour plaire, Chercher l'eau de Beauté ?

L'Antiquité {montrant le palais).

Air : Griselidis.

Demoisel, quoi qu'on die, Mon manoir est illec, Où l'on oit mélodie De Luth et de Rebec.

Las ! mon doux Fils, Ce tems-ci ne vaut mie, Celui de Pétion des Amadis \!

Quoique le rebec fût encore usité au xvme siècle, comme on vient de le voir par l'ordonnance de Guignon, il en reste bien peu de modèles, et la plupart des musées n'en possèdent que des fac-similés. Celui qui a été fait par J.-B. Vuillaume, en 1873, et qu'il a offert au musée instrumental du Conservatoire de musique à Paris2, est un instrument de fantaisie, car il a un manche de violon.

Nous avons eu la bonne fortune d'en voir un, qui est d'origine allemande, et fait partie de la collection de M. Bedot,

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