‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets (volume 3)Chapitre 72 sur 158 · Arr/nl musical, Paris · texte numérisé non relu

Arr/nl musical, Paris

Trompes, buisines el trompettes, Gingues, rotes, harpes, chevrettes, Cornemuses et chalemelles, Muses d'Aussay riches et belles, Eles, frestiaux et monocorde Qui à tous instrumens s'accorde; Muse de bief qu'on prend en terre Trepie, l'eschaqueil d'Angleterre, Chifonie, flaïos de saus; Et si avoit plusieurs corsaus D'armes, d'amour de sa gent Qui estoient courtois et gent.

Mais tous les cloches sonnoient Que si très grant noise menoient Que c'estoient un grant merveille, Le roi de ce moult se merveille, Et dist qu'oncques mais en sa vie Ne vist si très grant mélodie.

L'auteur donne ici une bien plus longue énuméralion des instruments de musique de son époque que dans Li temps pastour, et l'on peut voir que certains d'entre eux ne sont pas orthographiés de la même manière dans ses deux poèmes.

La gigue dérivait aussi de la lyra. Sa caisse, à fond bombé, sans éclisses et sans échancrures sur les côtes, se prolongeait en diminuant insensiblement, de façon à tenir facilement dans la main, jusqu'au cheviller, qui, le plus souvent, décrivait une courbe gracieuse en revenant sur lui-même, et dont l'extrémité était parfois ornée d'une tête sculptée. Percée de deux ouïes, la table, tout à fait plate, était surmontée, du côté du cheviller, par une touche aussi large qu'elle, et qui devenait une sorte de double table, car on y pratiquait aussi des ouvertures sous forme de rosace ou de losange ; de

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