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LES I.I'TIIIKKS FRANÇAIS
coiïipagno; cela veut sans doute dire quelque chose d'approchant.
Joseph Gaffino fut juré-comptable en 1760. Il avait pour enseigne : A la musette de Câlin. Son magasin, toujours rue des Prouvaires, était encore tenu par sa veuve en 1789.
Gaillard. — Mirecourt, 1830-1855 environ. Lutherie ordinaire.
Gaillard (Charles). — Paris, 1850-1870 environ. Originaire de Mirecourt. Fils et élève du précédent. Très bon luthier, qui fut longtemps le premier ouvrier de C.-A. Gand. avant de s'établir. En 1851, il était rue Poissonnière. 15 :
Plus tard, il habita le n° 20 de la rue Notre-Dame-de- Recouvran.ee. Sa lutherie rappelle, comme facture et vernis, celle de la maison Gand :
Charles GAILLARD
N " -<> , RU F. NuTRK-DAMCDE-Rtl'orVHANCK , N° 20
Paris, 18^5
Gaillard-Lajoue (Jules). — Mirecourt, 1855. Frère du précédent.
G au: un (Louis). — Xanles. 1740 :
I Fait par LOUIS GAIRAUD, | à Nantes, 1740 i»t G g
âc?s:
Galland Jean). — Paris. Juré -comptable en 17 ii. il mourut vers 1761. Sa veuve tenait encore son magasin, rue Saint-Honoré, en I77!>.
Gand (Charles-Michel). — Mirecourt, 1748 f Versailles 1820. H était venu se tixer à Versailles, en 1780. d'abord rue du Commerce, 71, puis rue de la Paroisse. 32, à l'enseigne : Aux tendres accords.
Gand Charles-François . — Versailles. 5 août 1787 t Paris. 10 mai I8i.ï. Fils aîné du précédent. Elève, gendre et successeur de Nicolas Lûpot.
C'est à Tàge de quinze ans. le premier germinal an X IS(i2 . qu'il devint l'apprenti de Nicolas Lupot « pour l'espace de quatre années, moyennant la somme de 732 livres seulement, pour sa nourriture, plus 100 livres tournois reçues comptant, pour apprendre l'état de luthier ». Pendant son séjour chez Lupot, il signa quelques instruments : Gand. che; Lupot, rue de Grammcnt, 180^.
Le 17 juillet 180G, son contrai expiré, il retourna chez son père, à Versailles, où il signa également plusieurs violons :
Ch. f. Gand fis
Lu /hier à Versailles 1807.
En 1X10. il vint s'établir à Paris, rue Croix-des-Pelits Champs, '■>. Son étiquette d'alors était manuscrite, entourée d'un filet, et portait un numéro d'ordre :
Ch. f. Gand. Elève de Lupot Luthier, rue Croix-des-Petits-Champs n° 12 à Pans an 181 2. En IS2n. il acheta le fonds de Koliker situé au nc 24 de la même rue, et, à la mort de N. Lupot, son beau-père, survenue en IS2'k il prit la suite de ses affaires et devint ainsi luthier de la Musique du roi et de l'Ecole royale de musique:
iRuc t\oxx Oe^eUt/ft^uywfïlv 2 4- .A R4RIS j
LES LUTHIERS FRÀiNÇAIS
. Ce fut lui qui termina les instruments commencés par Lupot, pour la Chapelle royale : 6 violons, 3 altos, 5 violoncelles et i contrebasses. Tous ont été détruits en 1871, lors de l'incendie du palais des Tuileries. On peut voir au musée du Conservatoire de musique, à Paris, un fragment du fond d'une contrebasse, laquelle fut brisée par la populace, le 2'.) juillet 1830. Le chiffre de Charles X s'y voit, ainsi que la date 1827, Fécusson des Bourbons et l'inscription : Musique de la Chapelle du Itol '. Le même musée possède aussi un alto, l'ait en plus de ceux commandés, et qui servait lorsque l'orchestre comptait des artistes supplémentaires*. Demeuré la propriété de la famille Gand, cet alto, que l'on ne portait au palais que pour certains concerts, échappa au désastre de 1871, et fait regretter, par sa belle facture, la perte de ces superbes instruments.
De 1830 à 1833, Gand se servit de cette étiquette :
GAND Luthier du Conservatoire de Musique dinc Ctouv cLjy^Uti $K%j.up/)\\%.0.1>.'4ni8 »8
11 employa la suivante, de 1833 à 1845, date de son décès :