‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 160 sur 181 · Cil, il · texte numérisé non relu

Cil, il

Micolliér. — Lyon, 1822. Il (Hait l'associé d'Alba.

Répare par Micolliér et Alba luthier place Confort N° 12 à Lyon

Mille. — Aix, xviii0 siècle. Connu par une pochette qui esta Bruxelles et qui fut réparée par Rémy.

Miraucourt (Joseph). — Verdun, 1 730. Etiquette manuscrite :

A Verdun par Joseph Miraucourt 171''.

Miraucourt (Louis). — Verdun, 17i3. Sans doute le fils du précédent, dont une viole à six cordes, portant cette date, figura à Paris, en 1889.

Miremont (Sébastien). — Mirecourt. Première moitié du xixc siècle. Père de :

Miremont (Claude- Auguste). — Paris, 1861-1884. Né à Mirecourt en 1827. Il y fut l'élève de Sébastien Miremont, son père, puis de Claude-Nicolas Collin. Venu à Paris en 1814, il travailla chez Lafleur, puis chez Bernardel père, en qualité de premier ouvrier, jusqu'en 18.'>2. A cette époque, il alla s'établir à New-York, où il resta pendant neuf ans. Revenu à Paris, en 1861, il habita rue du Faubourg-Poissonnière. Le 15 juillet 1884, Miremont quitta les affaires et se retira d'abord à Belleville, puis à Pontorson (Manche), où il mourut en 1887.

11 fut un luthier très habile ; ses instruments, les violoncelles surtout, sont souvent excellents :

LES \.\u:Tl: ES 10 VIOLON

Moinel-Cherpitel (Charles). — Paris. Luthier contemporain. Né à Paris le 24 juin 1866. Neveu el successeur de Nicolas-Emile Cherpitel.

Élève de François Moinel, son père, bon ouvrier luthier parisien; il travailla chez M. Emile Germain, à Pari--, el entra en 1882 chez N.-E. Cherpitel, son oncle. Après la mort de celui-ci, survenue en 1893, il resta avec la veuve, qui lui céda sa maison le 30 juin 1899.

.lolie lutherie, rappelant celle de sou oncle :

■WOIJNEL' CHERPITEL Jtuhier 4§ Fg Poissonnière ;PAÎtiS^

Moitessier (Louis). — Etiquette relevée dans un violon, dont la lable est en érable comme le fond et les éclisses :

Ludovicus Moitessier fecit anno Dorriini 1781.

En IS20, il y avait à Mirecourt un Louis Moitessier qui marquait ses instruments « Moitessier à Paris». C'est chez lui que Claude- Victor lîambaux fit son apprentissage de 1820 à 1821. Etait-ce le même, ou un de ses descendants?

Moitessier (P. -A.). — Montpellier, 1833, sans doute de la même famille que le précédent :

P. A.MoitesHie-i t. k MoiilpollicM V 18^11

mi.; 1 ,- ï, .- . ^t-,f-. ... ..■^jeMJ

Montgilbert. — Cusset (Allier), 1 780 "f IS.'Ki environ. Conservateur des hypothèques. Luthier amateur.

Montron. — Paris, 1783-1789, rue du Grand-Hurleur

Mougenot. — Rouen, seconde moitié du xvin' siècle :

S MOUGENOT, ^C Jj aSainteCecile, <£ - * rue Ganterie, â Rouen, w

Mougnet. — Lyon, 1811. Inventeur d'une lyre-guitare. Musnier (Joseph). — Metz, 1789. Étiquette imprimée, entourée d'un filet :

Réparé par Joseph Musnier Maître

Luthier à {'envi de la basse restant sur

la place d'armes à côté de la maison Je ville

à Met{ [789.

Nadermann (Jean-Henri). — Paris, seconde moitié du xvme siècle. Juré comptable en I77i. Réputé pour ses harpes. Il construisit le bissez, sorte de lulli à douze cordes, inventé par Van Kecke en 1773.

Namy (JEAN-TmtonoRE). — Paris. « luthier chez Mmo Salomon » en 1772; place du Louvre. 1783-1789. Il mourut vers 1808. Cité par l'abbé Sibire comme un réparateur très habile :

Fait par Namy, luthier che\ Madame Salomon, à Paris, 1772.

Nermal (J.-M.). — Paris, rue Saint-Germain-l'Auxerrois, 1777; du Pot-de-Fer, 1 7S:j ; du Vieux-Colombier, 1788-1789.

Nézot. — Paris, xvine siècle. Contemporain de L. Guersan. Le musée du Conservatoire de musique, à Paris, possède un pardessus de viole d'Antoine Véron, qui l'ut réparé par Nézot.

Nicolas (François-Nicolas Fourrier, dil . — Paris. 1780 environ — 1816. Né à Mirecourl le 0 octobre 1758. Élève d'Edmond Saunier, à Taris, chez lequel, d'après Choron,

il serait entré à l'âge de douze ans. Il fut nommé luthier de l'École royale en 1784, de l'Académie royale de musique en 1789, et, plus tard, fournisseur de la Chapelle et de la Musique particulière de l'Empereur.

Place de l'École, en I7S'J; rue Saint-Nicaize, en 17!)7 :

Vidal cite l'étiquette manuscrite suivante, trouvée dans un violon de Cuny :

Répare par Fourrier Nicolas,

luthier de la chapelle de S. M. l'empereur

pour son ami Julien, chef d'orchestre

des hais de la cour, 1806.

C'est peut-être la seule étiquette où il inscrivit son nom de famille. Son dernier domicile fut rue Croix-des-Petits- Champs :

//(co/aô tue' CsfcotGC

Il y mourut en 1810. Bonne lutherie, faite avec de belles fournitures. On l'appelle Nicolas de Paris, pour le distinguer d'avec les suivants :

Nicolas. — Aix, 1830 :

Restauré par Nicolas à A ix 1830.

Nicolas (Didier l'aîné, dit le Sourd1) . — Mirecourt, 1757 f 1833. Son enseigne était : A la ville de Crémone. Bons violons d'orchestre , grand patron , ayant des f f très ouvertes dans le milieu. Vernis rouge-brun, parfois un peu

jaune. Ils contiennent cette marque au feu, dans l'intérieur, sur le fond, à la place habituelle de l'étiquette :

D.Nicolas aine

Nicolas (Joseph). — Mirëcourt, 1796 -f- 1864. Fils, élève et successeur du précédent. Lutherie un peu plus soignée. 11 signait tous ses instruments à la plume et les marquait au feu à l'intérieur :

/. Nicolas Fils

On ne sait dans quel but il fit, en 1855, un violon à deux tables pouvant se jouer des deux côtés, et ayant deux touches, deux chevalets, deux cordiers, etc.

Les deux marques ci-dessus sont actuellement la propriété de la maison Derazey.

Nigout. — Jenzat (Allier). Ancien ouvrier de la maison Pajot, qui s'est établi en 18Gi!. Spécialité de vielles.

Obrecht. — Colmar, 1819. Etiquette manuscrite :

Réparé

par M. Obrecht réparateur

à Calmar

Olry. — Amiens, 1835. Bon luthier. Élève de Georges Chanot :

~-gss-.'jy

M ÇfiHY , JLu,tlâcr , rue des^r^ts* ^

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Ouvrard (Jean). — Paris, 1725-1750 environ. On le dit élève de Claude Pierray. Il fut juré comptable en 1743.

On connaît un dessus de viole de ce luthier de 1720 et le

quinton de ITi.'i qui est au musée du Conservatoire, à Bruxelles :

I O UVRARD Lutluer Placé

\{de IXlcoL&A Pca~vs

Pac.hkhi.li: (Michel). — Paris, 1779. Étiquette manuscrite relevée dans un violon, style Guersan, vernis jaune :

Michel Pacherele, luthier, rue dArgenteud, à Pans, 1779.

De plus, Mhhel Pacherele est gravé au feu, sur le fond, au-dessous du talon du manche.

Pacherele (Pierre). — Mirecourt, 18<>3 f Nice, 31 décembre 1871. Bon luthier qui fut dans son enfance le camarade d'atelier de J.-B. Vuillaume. Vers 1830, il alla travailler à Nice, puis à Gènes, et ensuite chez Pressenda, à Turin. C'est en 1839, qu'il revint s'établir définitivement à Nice. Ses instruments sont de belle facture. Vernis rouge brun un peu épais.

P acquêt. — Marseille, 1785. Auteur d'une arpi-guitare appartenant à M. Gautier, à Nice :

P acquêt d'Aix, Lu/hier à Marseille, 1785.

Pajot (Jean). — Jenzat (Allier), 1703 j 1847. Cultivateur qui construisit des vielles, à partir de 1795. Les caisses des premières étaient faites le plus souvent d'un seul morceau de noyer creusé.

Pajot (Gilbert). — Jenzat (Allier), 1795 y 1853. Fils du précédent. Véritable fondateur de la lutherie de vielle, à Jenzat. Un de ses cousins, curé à Saint-Sornin (Allier), lequel jouait de la vielle et faisait parfois danser ses paroissiens, le prit tout jeune en pension. Il lui donna une certaine instruction ainsi que des leçons de vielle et lui fit cadeau

de celle qu'il possédait, signée : « Charotle à Paris, 1793 » '.

Cette vielle, de forme guitare, du bon curé, servit de modèle à Gilbert Pajot pour en construire. Plus tard, il en fit en forme de luth, d'après une vielle de « Varguin, à Paris, 1730 »".

Ses instruments sont marqués au feu, sur le côté gauche du clavier :

Pajot à Jen\at.

Il eut deux fils : Jean-Baptiste, l'aîné, dont nous allons parler. Le second sortit de l'Ecole polytechnique avec le grade d'ingénieur des Mines et mourut fort jeune.

Pajot (Jean-Baptiste). — Jenzat (Allier), 1817 f 1863. Fils et élève du précédent, dont il fut l'associé, puis le successeur. Il passa quelque temps à Mirecourt et à Paris, où il étudia la lutherie et apprit à travailler l'ébène, l'ivoire et la nacre. C'est le plus célèbre de la famille. Ses vielles sont bien supérieures à toutes celles que l'on construisit à Mirecourt durant le xix" siècle. Elles sont marquées au feu, sur le côté gauche du clavier :

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