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volume, r 196
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108 l-ES ANCÊTRES DU VIOLON
satisfaire plus facilement sa passion pour la pêche à la ligne; car, à peine sa journée de travail terminée, on le voyait toujours sur la berge se livrer à son plaisir favori.
A quatre-vingt-cinq ans, il cessa de travailler et mourut trois ans plus lard, en avril 1835.
F. Tourte ne marquait jamais ses archets; il y en a cependant quelques-uns qui contiennent celte étiquette minuscule, collée dans la coulisse :
Vigneron (Joseph-Arthur). — Paris. Contemporain. Né à Mirecourl en 1851, il y fut l'élève de Charles Husson et ne vint à Paris qu'en 1880, pour entrer chez Gand et Bernardel, où il resta jusqu'en 1SSS. A celte date il s'installa rue de Cléry, 54. qu'il n'a pas quittée depuis.
Ses archets, d'un très beau travail, sont marqués :
A. Vigneron à Pans.
Voirin (Joseph). — Paris, 1855 environ- 1807. Né à Mirecourl, vers 1830, il lit son apprentissage dans cette ville et travailla ensuite pendant quelques années, à Paris, avant de s'y établir, vers 1855, rue Sainte-Marguerite. En ISliT, il alla diriger les ateliers de la maison Gautrot (actuellement maison Couesnon), à Château-Thierry, où il est encore. Albert Lamy y resta quatre ou cinq ans sous sa direction avant de venir à Paris.
Quoique d'une très grande habileté, Joseph Voirin est peu connu. 11 est vrai que la plupart de ses œuvres ne portent pas son nom.
Voirin (François-Nicolas). — Paris, 1870-1885. Frère du précédent. Né à Mirecourt le 1" octobre 1833, il y fit son apprentissage et entra chez J.-B. Vuillaume, à Paris, en 1855, où il resta jusqu'en 1870. A cette époque, il alla s'établir rue du Bouloi, .'{, et devint bientôt très célèbre.
Jamais réputation ne fut plus méritée que la sienne, car
LES FABRICANTS D'ARCHETS WO
ses œuvres si recherchées aujourd'hui sont remarquablement belles el justifient l'appellation de Tourte moderne, donnée à leur auteur.
Le i juin 1885, F.-N. Voirin fut frappé d'une attaque d'apoplexie, devant le u° 17 de la rue du Fauboui-g-M ontmartre. I n archet, recouvert d'un étui en papier portant son nom, qu'il allait livrer, le lit reconnaître. Transporté chez lui, i! y mourut sans avoir repris connaissance.
Ce grand artiste marquait ses archets : F. N. Voirin, à Paris.
Vuillaume (Jean-Baptiste). — Paris, 1823-1875. Celuthier, dont nous avons déjà parlé, s'occupa beaucoup de la construction de l'archet. < >n a vu, par les notices précédente.-. que la plupart des ouvrier- qu'il employa à celte fabrication sont devenus célèbres.
J.-B. Vuillaume lit une élude approfondie de l'archel de F. Tourte et arriva, à l'aide d'un procédé graphique, à faire reproduire mathématiquement le filage des baguettes de ce maître.
En 1834, il lit construire des archets en acier il en existe au musée du Conservatoire de musique, à Paris . Plus tard, il imagina l'archet à hausse ûxe. Afin de pouvoir tendre la mèche à volonté, une hausse mobile en cuivre se trouvait à l'intérieur de la première. De plus, la hausse intérieure et la tête étaient percées de part en pari pour recevoir des petites pinces cylindriques qui fixaient les crin- à chacune de leurs extrémités. Afin que la hausse ne puisse tourner, il en lit l'aire ayant une coulisse ronde. laquelle se place dans une rainure aménagée à cel effet.
Les archets de J.-B. Vuillaume sont très beaux.