‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 23 sur 181 · I. Archives mil., reg. 0'7, p · texte numérisé non relu

I. Archives mil., reg. 0'7, p

■>. État général des officiers, etc., 1651

:s. •• Le maistre de la chapelle de musique, M. l'évéq le- Périgueux, qui prête

ser ni i j : il .' 'l<- gages I 200 livres. »

.. Il reçoil li- sermenl de fidélité de huil chapelains pour les grandes messes el de cinq clers. » L'État de la France, année 1663, t. I. p. 12.

En 1702, le maître de la chapelle de musique étail : M. Charle Maurice le l ellier, archevêque duc de Reims, premier pair ecclésiastique de France, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, conseiller d'Étal ordinaire, docteur el pro viseur de la maison cl Société de Sorbonne, abbé de Saint-Ktienne de Caën, de

Breteuil.de Sainl Bénig le Dijon, de Sainl Rémj de Reims, de Saint-Thierrj

iln Mmii. |( (r cl Bonncfonlaine. ■•

- Il a dégages 1.200 livres par les thrésoriers des menus, livres pour sa

bouche à cour, paies à la chambre aux deniers, el 1.300 livres au thrésor Roîal el autres appointemens. L'Étal de la France, année 1702, t. I. p. 36 el 37.

semestre1, et ensuite quatre, servant par quartier*. Quoique remplissant les fonctions effectives de maîtres de musique, ils ne portaient que le lilre de sous-maîtres . En plus des émoluments afférents à leur charge, ils bénéficiaient encore de certains avantages pécuniaires lorsqu'ils étaient de service*.

Au début, il n'y avait qu'un seul organiste ordinaire ; plus tard, il y en eut quatre0.

On comptait six Pages de Musique, à la Chapelle ; l'un des sous-maîtres recevait une subvention pour les élever, conduire, nourrir et entretenir7.

Les musiciens (c'est ainsi que l'on désignait les chanteurs) formaient un choral imposant8, que soutenaient les

1. « Il y a encore deux maistres de musique, M. Goberl el M. Villot, et plusieurs musiciens <|iii servenl tous par semestre, et un organiste ordinaire. »

« II y a aussi deux sommiers. » Sans doute les souffleurs d'orgue. L'Étal de la Fram e, année 1663, t. I. p. 13.

2. « Il \ a encore quatre maistres de sique, servant par quartier : en janvier,

le sieur Gobert; en avril, le sieur Robert; en juillet, le sieur Spirlj : en octobre, le sieur du Mont. » L'État de la France, année I66S, t. I. p. 21.

li. « Vous remarquerés que sur l'étal des menus, sur lequel sont payés les gages de la musique de la chapelle, ils Boni simplement appelez les soùmaistres de musique. » /</.

En I"ti2, étaient : » Maistres de musique servans par quartier el battans la

mesure: en janvier. M. Mieliel Kielunl I lelalnnile, UOO livres de gages -nr les

menus. De plus le roy lui :i donné l 200 livres de pension. Il esl aussi surinten dant et l'un des deux maistres de musique de la chambre de Sa Majesté el un des compositeurs de la musique de la Chambre; en avril, M. Pascal Colasse; en

juillet, M. Guillai Minoret; en octobre, le même M. Delalande. > Ils avaient

été reçus en 1683. L'État de la France, .innée 1702.

1. « Le maître de musique au quartier a encore double part .«nv ordonnances de 2.000 livres qui se paîenl tous les trois mois pour la dépense extraordinaire, tant pour lui que pour les chantres, el double pari aux sermens de fidélité des r\ èques <-i aux offrandres. Ibid.

Voir la note I.

6. « Quatr 'ganistes servans par quartier, trois reçus en 1678 el le sieur

Couperin en 1694. Il- onl chacun 600 livres de gages, que le thrésorier des menus paie par quartier : en jam ier, M. François i louperin : en avril, M Jean Buterne ; en juillet, M. Guillaume Gabriel Nivers, aussi maître de musique de la défunte reine, qui a encore 600 livres de pension; en octobre, M. Gabriel Garnier. l'Étal de la France, année nos. i. l. p. il.

" P l'année 1708, les quartiers de janvier, avril el octobre furcnl servis par

Delalande, el celui de juillet par» M. Guilla Minoret, ecclésiastique, livres

de gages chés le thrésorier des menus el pour élever, conduire, nourir el entre i.ini les pages de la musique pendant toute l'année (.800 livres. ■■ Ibid.

s. il y avail 93 chanteurs à la chapelle en 1708 il « haul el bas dessus de

symphonistes. Parmi ceux-ci, tous payés « à la fin de chaque quartier sur la Cassette du Roy, par les mains des premiers Valets de Chambre », il y avait des dessus de violon, des parties d'accompagnement : « Haute Contre, Taille et Quinte », ainsi que des basses de violon et même une grosse basse ou contrebasse de violon'.

La Musique de la Chapelle avait un service bien défini : elle interprétait toute la musique sacrée et venait chanter chaque dimanche pendant le dîner du roi, quand il mangeait en public.

2° La Musique de la ( 'hambre :

« Qui s'y trouve lorsque le Roy le commande, comme les soirs à son coucher, et au dîner du Roy les jours de bonnes Fêtes, pour chanter les Grâces. Elle chante seule aux reposoirs à la Fête de Dieu. »

« Elle se joint dans les Grandes Cérémonies à la Musique de la Chapelle, comme au Sacre et au Mariage du Roy, à la Cérémonie des Chevaliers, aux Pompes funèbres, aux Ténèbres, et elle tient toujours le côté de FEpître '. »

L'emplacement que devait occuper la Musique de la Chambre, n'était pas aussi bien déterminé, lorsqu'elle se faisait entendre pendant le dîner du roi :

\ni\ » il. .ni cinq recevaient Suo livres de pension; 19 « hautes-contres », ; ecclésiastiques el I i laïques; 24 < hautes-tailles », parmi lesquels un seul ecclésiastique, Jean Joûilhiac, chapelain; 'Ja « basses-tailles », 6 ecclésiastiques <-t 19 laïques; 14 > basses-chantantes », 5 ecclésiastiques el 9 laïques; el 2 « basses joiïans du serpent, MM. Robert Masselin, reçu en 1680, et Pierre Février reçu en 1683. » ïbid.

1. Voici la composition de la chapelle, pour l'année 1708; 6 dessus de violon; le («lus ancien, « Jaque de la Quièze », était titulaire depuis 1660; 2 dessus de hautbois; -J 11 u les d'Allemagne; '■'■ parties d'accompagné ni : un « haute contre une

■ taille ■ el une << quinte », cette dernière était certainement une quinte de violon, c v-i ,i dire un alto; 3 basses de violon »; 1 « téorbe », qui jouait au — i de la grosse basse de violon; 1 joueur de flûte, hautbois et basse de cromorne il jouail ces trois instruments alternativement bien entendu : I gros basson, ;i la quarte à l'octave ; el deux maîtres pour montrer à jouer du luili aux pages, 300 li\ iv- ,i chaque semestre. Léonard [tier .i les deux charges. Il esl aussi joueur de viole de la Musique de la Chambre. - Ibid.

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