‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets;Chapitre 27 sur 181 · L'État de la France, année 1665, 1. I. p · texte numérisé non relu

L'État de la France, année 1665, 1. I. p

Une nouvelle charge des i\ violons, dont le nombre fui ainsi porté à 23, avail été créée par Louis XIV, c-n 1655, en raveur de <l. Dumanoir, devenu roi des violons, qu'il nommail en même temps le chef de celte Bande. Cette charge de

•J i" violon lui supprimée en 1693, lors de la démission de Michel-Guilli

I lumanoir comme roi des \ iolons.

3. ■■ Des ii 1 1 it-i i <-~- de la Chambre, des trompettes des Plaisirs, des tambours

cl des fifres, ou hautbois de la Chambre. »

■ Des douze trompettes de la Grande Écurie, M. le Grand Ecûier en choisit quatre appelez particulièremenl les quatre trompettes ordinaires de la l bambre • 1 > î roy, qui servenl auprès de Sa Majesté. Ces quatre trompettes sont : Dcnys Barberct, Jean Rode, Vntoine Pélissier 'hi Beaupré, Claude Girardot. Leur fonction esl de sonnera la tète des chevaux du carosseduroj principalement dans les voyages el quand le Roj entre dans les villes. Il- servent aussi dans les cérémonies roîales.

• Quatre trompettes ordinaires des Plaisirs du roy el qui smii aussi dans les gardes du corps, et accompagnent ceux qui sont du guet, François ( lharvillat, do la compagnie de Noailles, Pierre le Maire de Duras . Denys Barberct de Lorgi

Jean Coil dit la Marche [de Villeroj Il> se trouvent a tous les concerts de

musique où il faut des trompettes devant le roy, tant sur le canal de \ crsaillcs que dans les appartemens Aux opéras, ballets, comédies el quelquefois même dans la chapelle Enfin il- se trouvenl généralement à tout ce 'i111 se fait poui le divertissement du roj el de la Cour. En toutes ces rencontres de divertisse ment, les trompettes des Plaisirs ont le pas sur les trompettes de la i bambre, mais aux autres endroits les trompettes de la Chambre ont le pas sur ceux •!<■- Plaisirs.

Quatre tambours cl quatre fifres, présentement hautbois de la Chambre Les quatre tambours de la Chambre sont : Nicolas Perrin, I rançois Buchol cl son in- Pierre Buchol en survivance, Pierre Jacquart, Jean Carel

n Les quatre fifres ou plutôt hautbois de la < hambre, sont Jean l'Aubier, Jaque Danican Philidor, Jean d'Abadie dit ■!<■ l'Isle, Claude Babelon ' lu France, année I"11-' i I. p. j:tr. et -nu

Les attributions de la Musique de la Chambre étaient de faire danser à tous les bals parés et masqués qui se donnaient à la Cour ; de jouer et de paraître dans les ballets ou autres spectacles; et surtout, de faire entendre des airs, des menuets, des gavottes, des rigodons, etc., dans la grande antichambre pendant le dîner du roi; principalement quand il revenait de l'armée ou de voyage, soit de Fontainebleau ou de Gompiègne. Elle jouait aussi le premier de l'an, le premier mai et le jour de la fêle de Sa Majesté.

3" La Bande de la Grande Écurie, ainsi nommée parce que ses membres faisaient partie des officiers de l'Ecurie, était une sorte de musique militaire. Elle se composait de vingtquatre exécutants sans compter les trompettes dont il a été question au renvoi i! de la page '<•">), qui parfois jouaient alternativement de deux instruments chacun, savoir : violons (dessus et basses), hautbois, cornets, saquebules, musettes du Poitou, cromorries, trompettes marines, fifres et tambours. Cette Bande d'instrumentistes était généralement requise pour les fêtes et cérémonies militaires, pour les entrées triomphales des princes, ou bien pour les divertissements et les spectacles de la Cour qui avaient lieu en plein air, dans les bois ou dans les jardins1.

C'est en 1655 que Louis XIV créa la Bande dite <■ des Petits violons ». Placée sous la direction de Lully qui formait lui-même la plupart des instrumentistes et ne leur faisait exécuter que ses compositions, cette bande, qui, à ses débuts, ne comptait que seize exécutants, en eut bientôt vingt et un; nombre qui ne fut plus modifié dans la suite.

I. En 1 702. la Bande de In Grande Écurie était ainsi composée : « Douze grands hautbois el violons de la grande écurie anciennement appelez grands hautbois, cornets el saquebutes », donl nous '1 ions les nom- plus

loin.

« Six hautbois >■( musettes du Poitou : Martin Haûletcrrc el son (Ils Je; n

survivance, François Pignon des Coteaux, Antoine Pièche, Martin Heri A des

Touches, Philberl Hebillé. Pierre Ferricr. »

« Six cromornes et trompettes marines. ■ Voir les noms des titulaires dans le chapitre consacré a la trompette marine. I.'ÊUil <l? lu France, année 1102, 1 I. li. 564 el 565.

Elle jouait aussi aux bals de la Cour, au lever, au grand couvert et dans maintes occasions, avec la I lande des violons delà Grande Écurie1.

Les « Petits violons » lurent appelés plus tard « Violons du Cabinet ». Ils suivaient le roi dans tous ses voyages .

Rattachés à la Musique de la Chambre et figurant sur les

Le Do.MiNiQuiri 1581-1641 Musée du Louvre.

('•lais de celle-ci, les « Petits violon-, », simples gagistes,

n'avaient pas le grade d'officiers commensaux el par suite

1 . .. Les Petits violons sonl ■<<> n bre de \ jul'I '•! un ri onl chacun 600 livres

Avec lesquels à certaines cérémonies comme au sacre, aux entrées des villes,

i .ilj.'- .-i .mi!.- solennitez cl réj ssanecs, "ri rail joiier l'autre Bande de

violons de la Grande Ecurie, les hautbois, fibres, eti /. / / e, année

1663, I. I, p. li"..

2, « Violons .lu Cabinet, autrefois nommez I.'- Petits violons, païez sur la

Cassette à 30 -..I- par jour. Il- sonl au : ibre .1.- vingl cl mi •■■ suivent le v-

.Lin- tous -■ - \ oïages '■ ' ice, année 1702 i i

ne bénéficiaient pas des mêmes avantages que les membres des Irois autres organisations musicales. Aussi, était-ce une faveur pour l'un d'eux que d'entrer dans la grande Bande des vingt-quatre violons :

<• Aujourd'huy 4 novembre lt>7:2, le roy estant à Saint- Germain-en-Laye, voulant traiter favorablement le nommé Pros'per Chariot, l'un de ses Petits violons, luy a accordé et fait don de la place qu'occupoit dans la Musique de sa Chambre Pierre Housseuille, que Sa Majesté a destitué '. »

La reine-mère, la reine et Monsieur, frère du roi, avaient aussi leurs Musiques particulières.

Celle de la reine-mère se composait, en 1665, d'un « maître de la Musique », de dix « chantres ordinaires » et de deux « pages de la Musique", a

Pour la même année 1605, la Musique de la reine comprenait autant d'exécutants que celle de la reine-mère, avec cette différence toutefois, qu'au lieu d'un seul maître de musique, il yen avait deux servant par semestre3. Mais en 1683, un certain nombre d'instrumentistes : dessus de violon, taille, haute-contre, quinte de violon, basses de viole et clavecin, avaient été adjoints aux chanteurs. Les deux maîtres de musique ', les chanteurs « ordinaires », l'un des joueurs de basse de viole' et le claveciniste" étaient ofti-

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