‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 114 sur 159 · N» 1032. Calai., 189i · texte numérisé non relu

N» 1032. Calai., 189i

C'est Charles Claudot qui marqua ses instruments au feu, sur le fond, au-dessous du bouton du manche :

Marquis de l'air l'oiseau

De sonorité commune, mais assez forte, ils eurent une certaine vogue dans les orchestres de bals. Quelques-uns de ses instruments, en assez petit nombre, sont marqués, toujours au feu, h Tintéricur :

Charles Claudot.

Il eut deux fils, Félix et Charles. Ce dernier seul fut luthier et mourut à Rennes, où il travaillait chez Bonnel.

Claudot (Augustin). — Mirecourt, xix* siècle. Frère du précèdent. Même genre de lutherie. Il marquait aussi ses instruments au feu.

Claudot (Nicolas). — Mirecourt, xix" siècle. Deuxième frère de Charles.

Claudot (Paul). — Mirecourt, ISOOf 1886 environ. Fils d'Augustin Claudot. Ses contrebasses ont de la réputation. Voici sa marque, toujours au fer chaud :

Claudot (F.). — Dijon. Luthier contemporain. Né à Mirecourt en 1865. Fils de Félix Claudot, lequel ne fut pas luthier. Petit-iils de Charles Claudot, celui qui marquait ses violons : Marquis de Cair roiseau.

H fit son apprentissage dans sa ville natale, et vint travailler à Paris, chez Gand et Dernardel, de janvier 188i à janvier 1886. C'est en novembre 1889, son service mil/-

LES LUTIIIEKS FRANÇAIS 313

taire lerminé, qu'il alla se fixer à Dijon, où il est luthier du Conservatoire. Ses instruments, de facture soignée, sont marqués au feu h l'intL'rieur :

Clément. — Paris, I8l.'>-t8î7 envii-on. On dit qu'il travailla peu par lui-même; mais il eut d'excellents ouvriers. tels que G. Chanot. Calot et Augière :

It habita aussi rue des Dons-Enrants.

Clève ou Cleuc. — Paris, 1777. Aux Quinze-Vingts.

CoprR-GoGUETTr;. — Mirecourl, 1830-i8iO. Connu par des guitares.

CoiNcu ou Comme. — Blois, xvnc' siècle. Dont une guitare figure sur l'inventaire de lîruni.

CoLLiciioN (MicHEi,). — Parls, 1683. Une charmante basse de viole de cet auteur, portant cette date, se voyait it l'Exposition rétrospective en 1880, à Paris.

Coi.LiN (Claude-Nicolas). — Mirecourt, où il est mort en l8Gi. Bon luthier, qui eut pour élèves Charles- Auguste Miremont, et :

CoLLiN (CuAniJcs-JEAN-B.vpTrsTE), dit Collin-Mézin. — Paris. Luthier contemporain. Né à Mirecourl, le 12 novembre 1841. Fils du précédent. Après son apprentissage chez son père, il alla travailler chez Nicolas-François Vuillaume, h Bruxelles, et vint s'établir h Paris, en 1868. D'abord, rue du Faubourg-Poissonnière, 18 et li, jusqu'en

1876; puis au 10; il est actuellement au 29 de la même rue.

Nous nous souvenons d*avoir entendu le Concerto rouianiique du regretté Benjamin Godard, exécuté avec beaucoup de succès aux concerts Pasdeloup et Colonne, en 1876 et 1877, par M"* Marie Tayau, sur un violon de M. Collin- Mézin, monté, le mi et le la avec des cordes d'acier :

■T~-r!"*'iP'"^

ChJ B.COLLÏN-MÉZm

: Luthier à Paris'

Rue du FauM Fbissôrtnière, N!29

Sur le fond de chaque instrument à côté de Tâme, sa

signature :

CoLSON. — Mirecourt, vers 1840. Il a fait spécialement des guitares et des vielles. Facture ordinaire.

CoLsoN. — Mirecourt, vers 1860. Fils du précédent. Il s'est aussi spécialisé dans la fabrication des mêmes instruments. Nous avons vu une vielle organisée, assez belle, de cet auteur. Elle était marquée : Colson^ au feu, sur le côté gauche du clavier.

CoNVKirr. — Bourg, 1830-1870 environ. Luthier amateur qui fit un certain nombre de vielles, genre Louvet. Il possédait un moule d'un luthier parisien du xviri* siècle, dont il se servait pour construire ses vielles.

CouNu. — Marseille, 1759. Étiquette manuscrite, relevée

dans un violoncelle de bonne facture, style italien, vernis

jaune :

Cornu Fecit A Marseille 1759.

CoTY (Jran-Claude). — Versailles, 1787. Étiquette manuscrite :

Jean-Claude Coty luthier A Versailles 1787.

ÇousiNRAu (Georges). — Paris, rue des Poulies. Il fut maître-juré comptable de la Corporation, en 1769. Fabricant de harpes, il faisait et vendait aussi : lyres, violons, violoncelles, etc., d'après l'étiquette d'une contrebasse à trois cordes, actuellement au Conservatoire do musique h Paris. On trouve de ses instruments h arcliel marqués au feu. Son fils, Jacques-Georges, né en 1760, a été harpiste à l'Opéra, de 1776 h 1811.

CouTURiEUx. — Mirecourt, 1830-1850 environ. Lutherie ordinaire, vernis sec, roufçe foncé. Il marquait ses instruments au feu, au-dessous du talon du manche : CoulurieiLv Paris. Nous connaissons une étiquette imprimée, ainsi conçue :

Réparé par Coulurieux

luthier de Paris 1847.

CucuKT (Gaspakd). — (Grenoble, 1729. Étiquette imprimée en gros caractères :

Fait par Gaspard Cachet à Grenoble Mil sept cent 29.

CuNAULT (Georges). — Paris. Luthier contemporain. N6 à Paris, le 20 mars 1856.

Élève de Sébastien Vuillaume et de Miremont. Il ne passa qu'une année, 1872-1873, dans l'atelier du premier, et resta pendant sept ans, de 1873 à 1880, chez le second. Etabli à son compte, en 1882, rue du Faubourg-Poissonnière, 53; en 1884, il transporta ses ateliers, rue des

Martyrs, 29; puis çn 1889, au n** 6 de la rue Clauzel :

aEORGEs OUNAULT

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