Voir ce nom
amateur, ami de Koliker, qui fit un certain nombre d'insr truments, pour lesquels il employa souvent de Térable moucheli^:
Ses filles, les demoiselles Gosselin^ danseuses à l'Opéra, eurent une certaine célébrité sous la Restauration.
GossET. — Reims. Connu par un rapport qu'il présenta, en 1709, à l'Académie des Sciences, pour remplacer les touches, fuites avec des cordes à boyau, des nianches de violes, mandoles, etc., par des sillets bas collés sur la touche et indiquant les demi-tons majeurs et mineurs.
Grand-Gérard. — Mirecourl, 1780-1820 environ. Lutherie commune. Vernis jaune. Un de ses violons figure sur l'inventaire de Bruni. Il marquait ses instruments au feu, sur le fond, au-dessous du talon du manche :
Çra/û aéra
ri).
GraiNdjon. — Mirecourt, 1830-1830 environ. Lutherie ordinaire.
Grandjon. — Mirecourt. xrx'' siècle. Fils afné et successeur du précédent. Lutherie plus soignée.
Grandjon (Jules). — Mirecourt, 1855, frère du précédent. Il travailla assez longtemps à Paris, avant de fonder sa fabrique :
IIHKVKili
Tahrique lie Mirée oiiri . (\'o«rfe'«) 105 Boul«*vard Sohastopol et Rue Keuiunur 71
Grodert. — Mirecourl, 1794 f 1869. Auteur de la guitare (jui porte les signatures de Paganini et de Berlioz (musée du Conservatoire, à Paris, n"* 278).
LFS LUTHIERS FUANÇAIS 333
Grosskt (Piehre-Frainçois). — Paris, 1739-1760 environ. Elève de Claude Pierray. Lutherie inférieure à celle de son maître. Vernis jaune. II avait pour enseigne : Au Dieu Apollon. Etiquette manuscrite en caractères romains :
P. F. Grasset Au dieu Appollon rue de la Verrerie y à Paris 1757.
Vidal et Constant Pierre lui donnent les prénoms de Paul-François. Bruni, qui inventoria trois de ses instruments : un alto sans date, un violoncelle de 1739 et un quinton de 17i9, le nomme Pierre-François Grossct.
Grou. — Paris 1752. Il est connu par la viole à manivelle * indic|uée au catalogue de la collection Arrigoni (Mihin 1881), et par une petite vielle de 1752.
GuÉDON (Jacques-Antoine). — Paris, rue de la Tissanderie (1775-1777), de la Barillerie (1779-1783).
GuÉNET. — Bourg, 1850. Horloger, qui fit quelques vielles dans le style de Louvet.
GuRRSAN (Louis). — Paris, 1730-1769 environ. Elève et successeur de Claude Pierray :
►rès la commedie Irançoiie
AParuf lp8
Il se servit plus souvent d'étiquettes rédigées en latin :
LUDOVICUS GUERSAN. propèCo mcdam Galitcain Lutetia; ,anno 1755.
On trouve la suivante dans ses violoncelles :
LitdmncuJ (Juer^cui,propè('oj?iœtb'a?n .
. Gallicam,lu{tUœAmio If
\, Celle violr i\ ninnivcllc n'rsl-cllc pas une virile?
334 LES AÎSCÊTItliS DU VIOLON
. Louis Guersan Tut mallre-juré comptable eti 1718.^11 produisit beaucoup, ses instrumenta sont de coupe élégante et d'un tr&s bciau Uni. On doit ri'gretiur toulerois qu'il ail été un des propagateurs du vernis à l'ulcool. Voici la dernière étiquette dont il Ht usage :
Fournisseur du Dauphin et de t'Opéra, Louis Guersan était le doyen de la Gorporatiou en 1709.
Guillaume. — Paris, 1789. On ne le connaît que par la guitare inventoriée par liruni, et qui avait été saisie chez la marquise de Marbtmf.
GuiNOT (Nicolas). — G. Ghouquet, qui le cite comme étant le beau-frère de Nicolas Maire, le fabricant d'archets parisien, ne dit pas dans quelle ville il travaillait.
IIarmand. — Mirecourt, où il prëla serment comme maître du corps des luthiers, le 19 février 1771. I1kinle{J.). — Paris, t7(ii.
IIbl (PiEiuŒ'JosEi'ii). — Lille. Luthier contemporain. Né à Mazii-ot (Vosges), le 8 février 1842.
il nt un apprentissage de sept années à Mirecourt, passa deux ans chez Sébastien Vuillaume, à Paris, et un an (18(i4-li}65) chez Nicolas Darcbe, ù Aix-la-Ghapelle, avant de s'installer à Lille, où il s'est acquis une très belle réputation.
Ses instruments attestent l'habileté de leur auteur, et
LES LUTIIIKIIS FRANÇAIS 833
montrent que tous les luthiers de talent n'habitent \m^ la Capitale. Voici âon étiquette : : /
Joseph H EL
Luthier à LILLÈ.19
M. Ilel est Tinvenleur d'une pique de violoncelle (1878), et d'un système de chevilles (1886), qui, sans rien changer à la forme de la tête, permet de tendre les cordes avec facilité.
Hblmbr (Jehan). — Lyon, lo68-1572. Faiseur de luths et do guilernes.
IIknocq (François). — Paris, rue Jacob (1775-1777), rue des Saint-Pères (1779-1789).
IIenocq (Jean). — Paris. Dont il y a un très beau cistre, de 1769, au musée du Conservatoire de musique, à Paris*. Il fut maltre-juré comptable en 1773 el syndic en 1 775-1 777. Un IIenocq portant les prénoms de Jean-Georges- Bienaimé habita rue Saint-Germain, de 1783 à 1789. Était-ce le même, ou Tun de ses descendants?
Henocq. — Paris. Faubourg ISaint-Antoinc, en 1785. On ignore son prénom et ses œuvres.
Henry (IL). — Paris, 1292. « Fesceur de vièles », dit Henry aux vièles^ Le plus ancien luthier connu jusqu'à ce jour.
Henry. — Paris, rue Saint-André-dcs-Arts. Première moitié du xvni* siècle. Bonne lutherie, vernis rouge brun. Une basse de cet auteur, datée de 1737, fut inventoriée par Bruni, ainsi qu'une vielle ordinaire estimée 150 francs. Pour celle-ci, Bruni a inscrit une H. comme initiale du prénom de Henry.
Sa parente avec les Henry qui suivent n'est pas établie.
!. N» 250. Calai., 1881.
Henry (Jean-Bàptiste). — Paris, 1781-1831.
Né, en 1757, à Mataincourt (Vosges), près Mirecourt. Il vinl s'élablir à Paris, en 1781, dans les (K^penclances du couvent des moines Sainl-Martin, où il resta jusqu'en 1788. A cette époque, il alla s'installer rue Saint-Martin, 175, (actuellement, 151). Bonne lutherie, dans laquelle il ne mil ni marque ni étiquette. Les instruments marqués à son nom Tont été par ses fils. Il mourut à Paris, en 1831, âgé de soixante-quatorze ans.
Henry (Jean-Baptiste-Félïx). — Paris, 1 793 f 1858. Fils aîné et élève du précédent. Il fut établi successivement à Paris, rue Montmartre, 1817; à Bordeaux, 1823; à Marseille, 1825; puis, définitivement, à Paris, rue Fléchier, 1844, où il mourut en 1858. Ses instruments, de bonne facture, ne sont pas signés. Il en a fait un très grand nombre,
HexNry (Charles dit Carolus). — Paris, 1803f 1859. Second fils de Jean-Bapliste Henry, dont il fut Télève et le successeur.
Il avait vingt-huit ans lorsqu^il fut appelé h diriger la maison fondée par son père. Très travailleur, il a produit quantité d'instruments, violons, altos et violoncelles, qui contiennent cette étiquette manuscrite :
Carolus Henry lulhier,
rue Saint-Martin, N" 151;
fecit anno Domini 18..
Belle lutherie supérieure .à celle de son père ; vernis rouge. En 1847, il fit un violon-baryton, qui s'accordait une octave au-dessous du violon*.
Henry (Octave). — Grenoble, xrx' siècle. Fils de Jean- Baptiste-Félix Henry. Né à Marseille, en 1 820. Il fut Télève de
I. Le bar) Ion de Caroliis Henry se juiie placé sur Tépaule gauche, comme le violon.
Un insli'umcnl analogue fut fail par Dubois, ancien contrebassiste de rO|iéra, qui le nomma violon-lenor. Il se joue placé entre les genoux, comme le vitiluncelle.
LES LUTHIERS FIIANÇMS
son oncle Carolus el travailla chez Maucotel, à Paris; C'est en 1854 qu'il alla s'clablir à Grenoble, où il a fait quelques violons.
IIknhy (Euoènr), — Paris, 184317 septembre 1892. Fils cl élève de Carolus Ilcnry, auquel il succéda en 1859. Il fut un lulliicr estimé :
EUGÈNE HENRY Luthier Rue STMartin, 151, Paris.