‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 152 sur 159 · Boulevard Bonne Nouvelle · texte numérisé non relu

Boulevard Bonne Nouvelle

I orchestre de Monlc-Cnrlo. Il y en a, paralt-il, une Iroisièmc à Vienne (Autriche). Dubois, contrcbnsf?iste à TOpéra, avait déjà fait une octobassc en t83i. i. Voir Les luthiers belges.

VuiLLAUME. — Lyon , où il mourut à THôlel-Dieu en 1855 ou 1856. II était le beau-frère de Charles Jacquot, qui travailla à Paris. Etiquette imprimée :

Rue du Palais'Grillet iV 14 au 2"**

Luthier

Vuillaume

Fait et vend toutes sortes d'instruments

à Cordes j les raccommode ainsi

que les serinettes

à Lyon

Tient un assortiment de cordes.

Walter. — Paris, rue Coquillière, 1775 ; rue Saint-Denis, vis-à-vis la rue Mauconseil, 1776-1777; et rue Quincampoix, 1779. (Ce luthier et le suivant ne font peut-être qu'un?)

Walter (Jean). — Paris, rue Bourbon, 1783-1799.

WoLTERs (Jean-Matiiïas). — Paris, 1749. Jolie lutherie, vernis jaune. Étiquette manuscrite :

J. M. Wolters fecit Lutetiœ Parisiorum, au faubourg Saint- Antoine,

Paris, 1749.

Il travaillait encore en 1759.

YoNG. — Marseille, rue de Noailles, en 1850. C'est chez lui qu'Anloine-Marius Richelme fit son apprentissage.

Caldëira. — Lisbonne. Luthier contemporain. Associé de Rosa. Ils sont les successeurs de Manoel Pereira. Guitares et mandolines.

Cruz-Abrantks (José-Gaetano da). — Villa Nova de Fakem. Luthier contemporain. Instruments h cordes pincées.

Cruz-Mura (Antonio-Joseph da). — Porto, 1867. Connu par un violon qu'il exposa à Paris.

(^iiNirA-MKM.o (JoAQUiM da). — Porlo. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

DuARTE (Antonio). — Porto. Contemporain. Fabricant de guitares et de mandolines.

Duarte-Mendes (Antonio). — Figueira da Foz. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

Galras (Joaquim-José). — Lisbonne, 1760 environ-1825. Luthier habile, dont un quatuor (deux violons, un alto et un violoncelle) est conservé au Palais royal de Lisbonne. Do style italien, vernis jaune, ces instruments contiennent une étiquellc imprimée, ainsi conçue :

Joachim Joscf Galram fecit Olesiponœ 1769

Gracio (Joao-Pedro). — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

LoBo (Beato-Martino). — Coïmbre. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Mello (Abreu). — Porto. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

MoNTEiRo (Henriqur). — Lisbonuc. Luthier contemporain. Instruments à archets.

Paulo (José). — Lisbonne. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Pereira (Manoel). — Lisbonne, xix* siècle. Instruments à cordes pincées.

RoDRiGUEs (Antonio-Maria). — Lisbonnc. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

RoDRiGUEs (Joao-Jannario). — Lisbonuc. Luthier contemporain, Guitares et mandolines.

RosA. — Lisbonne. Luthier contemporain. Associé de Caldeira (voir ce nom).

Santos (Antonio). — Coïmbre, 1867. Guitares.

Santos (AuGrsTo-NuNEs dos). — Coimbre. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

SiLVA (Joao-Maria da). — Lisbonne. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

SiLVA (Jcuo-TnoMAZ da). — Porto. Luthier contemporain, (iuitares et mandolines.

Teixeira ^M.-C). — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à cordes pincées.

ViEiRA ^AuGusTO). — Lisbonue. Luthier contemporain. Guitares et mandolines.

Wagner (Ernesko-Victor). — Lisbonne. Luthier contemporain. Instruments à archets. Il s'occupe surtout de réparations.

Ev.vKGÉLiDEs -^Georges}. — Athènes. Contemporain. Fabricant de guitares.

Macropoulos. — Athènes, 1867-1878. Luths et mandolines.

MouRTzixos • Démétrics'. — Athènes. Contemporain. Instruments à cordes pincées.

Perre Mylo.nakoS'. — Gvlhion, 1867. Instruments à coixles pincées.

Pergamaly. — Syra, 1867. Guitares.

Sathopoilos (Jean). — Athènes. Contemporain. Guitares et mandolines.

Velondio. — Athènes, IS67. Mandolines et guitares.

Orchtiogrtiphie, Thninol Arbcan (Jean Tnbaatot), i

ON a VU sur les nombreuses figures contenues dans notre tome premier, que l'archet conserva pendant longtemps une forme très rudimentaire.

Malgré cela, cet agent du son était parrois d'une grande richesse :

Lî uns (icnncnl une vièle, l'arcon fu de saphir.

Roman d'Alexandre,

II fallait aussi savoir s'en servir avec une certaine habileté :

Mal ?aps vîular, Mal l'enseignet Cel que L'montreL Los (lelz & menar ni l'argon.

GlKAUD DR CjtaHitllR, Illf Btèclc '.

Colin Muset le désigne un des premiers par le mot archet : J'alai o H cl praelcl, lole la vièle cl l'archel.

Si H ai chanté le muset.

Colin Mdsit.

i. Voir (omc I, p. 13,

394 LES ANCÊTli^ES DU VIOLON

Les diverses représentations de Tarchet (sculptures, dessins, etc.) sont (rop sommaires pour qu'on puisse préciser la matière dont était composé ce qu*on dénomme aujourd'hui ia « mèche de crins » de l'archet.

A défaut de description, il y a Heu de penser qu'on a dû se servir dès le début du crin de cheval, qui, parmi les matières connues, présentait toutes les qualités exigées dans la circonstance, sauf à l'enduire avec une résine quelconque pour lui donner du mordant sur la corde.

La mèche des premiers archets était tout simplement fixée à chacune des extrémités de la baguette au moyen d'une ligature, et l'instrumentiste empoignait à la fois le bois et la mèche de sa main droite* .

Assez souvent, le bois se prolongeait un peu à l'ua des bouts au delà de la ligature de la mèche, de façon à former une sorte de poignée dont le musicien se servait pour faire mouvoir l'archet \

La hausse prit naissance sur les archets de forme allongée, ({ui, beaucoup plus faciles à manier que les petits arcs courts, devinrent d'un usage général dès que les instrumentistes eurent acquis un peu d'habileté. Or, avec un archet presque droit, il fallait bien empêcher que la mèche ne touchât le bois. C'est pourquoi on plaça une sorte de cale ou de coin entre eux, à l'emplacement actuel de la hausse, afin de les maintenir à une certaine distance l'un de l'autre et d'éviter ainsi tout frottement.

Ce fut cette cale, sur laquelle passait la mèche, qui devint la hausse.

Dans son tableau Le couronnement de la Vierye^ Fra Angelico nous montre un ange qui joue du rebec avec un archet sur lequel un petit relief en bois sert de point d'appui

1. Voir les (igurcs qui se Irouvcnl dans .le lomc I, pages 24, 47, 55, 58, 67, 83, 105, 120, 122, 138, 145 et 183.

2. Voir les flgurcs qui se Irouvenl dans le lome I, pages 2, 37, 46, 89, 91, 106, 125, 126, 172 et 190.

au pouce de la main droite. Ce n'est point encore la hausse, car fixé au-dessous de la ligature de la mèche, cette sorte de petit talon n'est pas utilisé pour éloigner le crin de la baguette. Son rôle est d'indiquer l'emplacement du pouce *

Mais une autre peinture, également du xv' siècle, va nous fournir un des premiers exemples de la hausse. Nous voulons parler de la verrière des Grands cordeliers de la rue de Lourcine, à Paris, où l'on voit un viéleur qui lient en main un archet possédant une véritable hausse en forme de crochet, et après laquelle est attachée la mèche *.

Du temps de Mersenne, c'est-à-dire pendant la première moitié du xvii* siècle, «aucune modification sensible n'avait encore été apportée à l'archet, qui était resté à peu près dans le même état que celui dont il vient d'être question. Nous en trouvons la preuve dans la description que cet auteur fait de l'archet de violon, à tête pointue et hausse très élevée, qui se trouve à côté de la pochette que nous avons reproduite dans notre tome premier, page 10.3.

En se reportant à cette figure, on saisira plus facilement les explications du savant physicien :

« Les quatre chevilles servent pour bander les chordes et pour les accorder comme Ton veut, de sorte qu'il ne reste que Tarchet NQ , lequel est composé de trois parties, à sçavoir du bois NQ, de la soye NO, et de la demie rôtie, ou de la hausse PO. L'on appelle ordinairement ledit bois, le bâton ou le brin, et la soye le crin, parce qu'elle est composée de quatre-vingts on cent brins de crin de cheval, quoy qu'elle puisse estre prise du crin de plusieurs autres animaux ou que l'on puisse user de la soye tirée des vers, ou mesme de tel brin de bois que l'on voudra, car s'il est frotté de colophone («c), il fera son-

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