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n. - DtiH lr(»nip(:ttcs de In fllmmhre, des trompettes des Plaisirs, des tambours et des liTres, ou hautbois de la Chambre. »
« Des douze trompettes de la Grande Écurie, M. lo Grand EcOier en choisit quatre appelez particulièrement les quatre trompettes ordinaires de la Chambre du roy, qui servent atiprès de Sa M.MJesté. Ces quatre trom|)ettes sont : Denys Darberetf .lenn Uodo, Antoine Pélisf^icr dit Beaupré, (Haude Girardot. J^eur fonction est de sonner ^ la tête des chevaux du carossedu roy princijialement dans les voyages et quand le Uoy entre dans les villes. Ils servent aussi dans les cérémonies roîales. »
N Quatre trompettes ordinaires des Plaisirs du roy et qui sont aussi dans les gardes du corps, et accompagnent ceux qui sont du guet, François Charvillat, de la compagnie de Noailles, Pierre le Maire (de Duras), Denys Barbcret(de Lorgc),
Jean Coit dit In M.'irche (de Villeroy) Ils se trouvent h tous les concerts de
musique ofi il faut dos trompettes devant le roy, tant sur le canal de Versailles que dans les appnrtenicn». Aux opiMviP, ballols, comédies et quehiuofois même dnns la chapelle... Knlin ils se trouvent généralement à tout ce qui se fait pour le divertissement du roy et de la (*our. Kn toutes ces rencontres de divertissement, les trompettes des Plaisirs ont le pas sur les trompettes de la Chambre, mais ;nix autres endroits les tronq»ettes de la Chambre ont le pas sur ceux des Plaisirs. »
» Quatre tambours et quatre flTres, présentement hautbois de la Chambre... Les quatre tambours de la Chambre sont : Nicolas Perrin, François Buchot et son iWa Pierre Buchot en survivance, Pierre Jncquart, Jean Carel. »
n Les quatre fifres ou plutôt hautbois de la Chambre, sont : Jean TAubier, Jaque Danican-Philidor, Jean d'Abadie dit de Tlsle, Claude Babelon. •» L'Élal île la France^ année 1702, t. 1, p. 255 et suiv.
Les attributions de la Musique de la Chambre étaient de faire danser à tous les bals parés et masqués qui se donnaient à la Cour; déjouer et de paraître dans les ballets ou autres spectacles; et surtout, de faire entendre des airs, des menuets, des gavottes, des rigodons, etc., dans la grande antichambre pendant le dîner du roi; principalement quand il revenait de Tarrnée ou de voyage, soit de Fontainebleau ou de Compiègne. Elle jouait aussi le premier de Tan, le premier mai et le jour de la fête de Sa Majesté.
3* La Bande de la Grande Écurie^ ainsi nomm'ée parce que ses membres faisaient partie des officiers de TEcurie, était une sorte de musique militaire. Elle se composait de vingtquatre exécutants (sans compter les trompettes dont il a été question au renvoi 3 de la page 45), qui parfois jouaient alternativement de deux instruments chacun, savoir : violons (dessus et basses), hautbois, cornets, saquebutes, musettes du Poitou, cromornes, trompettes marines, fifres et tambours. Cette Dande d'instrumentistes était généralement requise pour les fûtes et cérémonies militaires, pour les entrées triomphales des princes, ou bien pour les divertissements et les spectacles de la Cour qui avaient lieu en plein air, dans les bois ou dans les jardins*.
C'est en 1655 que Louis XIV créa la Bande dite « des Petits violons ». Placée sous la direction de Lully qui formait lui-même la plupart des instrumentistes et ne leur faisait exécuter que ses compositions, cette bande, qui, à ses débuts, ne comptait que seize exécutants, en eut bientôt vingt et un; nombre qui ne fut plus modifié dans la suite.
1. En 1102, la Bande de la Grande Incurie était ainsi composée :
« Douze grands hautbois et violons de la grande écurie anciennement appelez grands hautbois, cornets et saquebutes », dont nous donnons les noms plus loin.
« Six hautbois et musettes du Poitou : Martin IlaUtetcrre et son flls Jean en survivance, François Pignon des Coteaux, Antoine Pièche, Martin llerbinol des Touches, Philbert Rebillé, Pierre Ferrier. »
« Six cromornes et trompettes marines. » Voir les noms des titulaires dans le chapitre consacré h la trom|)ette marine. VÉUU de la France, nimée il02, t. I, p. !iOl et W3.
LE VIOLON lîT SES UÉKIVIÎS 41
Elle jouait aussi aux bals de la Cour, au lever, au grand f'ouverl et dans maintes occasions, avec la Uande des violons de la Grande licuric '■
Les « Petits violons » furent appelés plus tard « Violons du Cabinet ». Ils suivaient le roi dans tous ses voyages'.
lîattachés à la Musique de la Chambre et figurant sur les
Li DoM[Mi]uin ;l»l-IGtt). Hus(-«du Louvre.
états de celle-ci, les " Petits violons », simples gagistes, n'avaient pas le grade d'officiers commensaux et par suite
I. ■ Lcal-ulilK violons Koiil nu ii'imliio rln vliif-L <'l iiit «-Lniil iliiiciiii i;00 livros. Avec tcfujiiulx II rcrl.iincs crirnmiiicR roiiimo nu tsnci'p, n»\ ciiLrécH ilcs vîHitb, iiinrlngcs cl milrfw B<ilennlU'/ cl ri^Juilmniicu!!, «n Tnil jollcr l'oulrc IJamlc ilo viulotiR de la (iraïuk Kcuric, les hautbois, libres, etc. > L'Êlal ilt la France, niiiit^c W«!i, t. I, p. WG,
3. • Violons lin Cnliiiicl, niilrcfois iiomnié/. Icft Petits violons, |inîc7. Riir In ('.nnitottc D .10 sntR |inr jonr. Ils sinit nu nmiibi'e ilu viiifit et tin cl «iiivciil to voy dntis loHB ses voingcs. ■■ L'Kliil ili" In Fianrf, niiiii^r nu-2, I. I, |'. S:l-2.
ne bénéficiaienl pas des mêmes avantages que les membres des Irois autres organisations musicales. Aussi, était-ce une faveur pour Tun d'eux que (rentrer dans la grande Bande des vingt-quatre violons :
<* Aujourd'huy 4 novembre 1672, le roy estant à Saint- Germain-en-Laye, voulant traiter favorablement le nommé Prosper Chariot, l'un de ses Petits violons, luy a accordé et fait don de la place qu*occupoit dans la Musique de sa Chambre Pierre Housseuille, que Sa Majesté a destitué \ »
La reine-mère, la reine et Monsieur, frère du roi, avaient aussi leurs Musiques particulières.
Celle de la reine-mère se composait, en 1665, d'un « maître de la Musique », de dix « chantres ordinaires » et de deux <c pages de la Musique^. )>
Pour la même année 1665, la Musique de la reine comprenait autant d'exécutants que celle de la reine-mère, avec cette difTérence toutefois, qu'au Heu d'un seul maître de musique, il y en avait deux servant par semestre'. Mais en 1683, un certain nombre d'instrumentistes : dessus de violon, taille, haute-contre, quinte de violon, basses de viole et clavecin, avaient été adjoints aux chanteurs. Les deux maîtres de musique \ les chanteurs « ordinaires », l'un des joueurs de basse de viole "^ et le claveciniste* étaient offi-