Id., avril
\. Ul., juin 1758.
niés, i'abbé Hobineau ou Robinot, triompha bien souvent de 1765 àl775,
Isidore Berthaume (Paris 1754 — Saint-Pétersbourg 1802) n'avait que onze ans lorsqu'il débuta, le 29 mars 1765.
« M. Berthaume, élève de M. Lemière, exécuta sur le violon un concerto de M. Gaviniès; ce jeune symphoniste, ègé de onze ans, que Ton peut nommer Tenfant merveilleux, étonna les maîtres de Tart et les meilleurs connaisseurs... Un archet sûr et décidé, un son moelleux, une exécution facile, nette dans la volubilité, hardie sans imprudence, le tout réglé par un goût qui paraît venir du sentiment vif et juste, tel est sans exagération ce rare sujet'. »
Cet artiste émigra en 1791, il séjourna 'quelque temps en Allemagne, puis se rendit à Saint-Pétersbourg, où il fut premier violon de la Musique de TEmpereur.
Pendant Tannée 1707, on entendit Barrière (Étienne-Bernard-Joscph), un élève de Pagin, dans un concerto de sa composition, et Ilippolyte Barthélemont, dans une de ses sonates. Le premier, alors âgé de dix-huit ans, était né à Valenciennes en 1749. Quant au deuxième, né à Bordeaux on 1731, il fit toute sa carrière h Londres, où il mourut en
Louis-André Ilaranc (Paris, 1738-1805) débuta pendant la quinzaine de Pâques 1769; il fut plus tard maftre des Concerts de la Reine. La brillante élève de Tartini, M"' Sirmen (Maddalena Lombardini de), se fit aussi entendre, en 1709, dans un concerto de son maître. Elle revint en 1785, mais n'obtint pas un accueil aussi chaleureux. C'est à elle que Tartini écrivit une longue lettre, datée de Padoue, sur Tart de jouer du violon.
Jean-Marie Giornowicki, dit Jarnowick (Palerme, 1745- Saint-Pétersbourg, 1804), élève de Lolli, joua souvent au
\i Mercure, nvril-inni, 1755.
Concert spirituel de 1770 à 1779, et se fit une très grande réputation. Précurseur de Violti, dans Técolc moderne, il fut distancé par ce dernier. Slamitz (Antoine) se fit entendre de 1770 environ, jusqu'à la Révolution.
C'est aussi en 1770 que débutèrent brillamment Pierre Le Duc, élève de son frère Simon Le Duc, alors âgé de quinze ans, et M"* Deschamps, qui n'avait que onze ans. Le Mercure ne ménage pas ses éloges à cette jeune élève de Capron. Devenue, en 1782, M""' Gautherot, elle se fit entendre de nouveau, avec non moins de succès, le jour de Noël de 1 784. Chartrain, né à Liège, débuta en 1772.
Pendant Tannée 1773, il y eut les débuts successifs de Gioacchimo Traversa, un élève de Pugnani; de Cambrini, qui exécuta une symphonie pour deux violons de sa composition avec J.-J. Imbault, etcelui de Laurent, ciiKVAiET fiian<.:ai8 dk VIOLON alors âgé dc diX'Scpt ans, lequel
exécuta aussi Tannée suivante, avec M. Lejeune, une symphonie concertante qu'il avait composée. Laurent se fit encore entendre en 1775. Quant à Imbault, il reparut bien souvent, soit avec Guérillot ou avec Violti.
Lefebvre, âgé seulement de douze ou treize ans, se produisit en 1776, ainsi que Jean-Frédéric Loisel, qui n'avait que quatorze ans. Le célèbre Antonio Lolli (Bergame, 1733- Sicile, 1802) vint se faire applaudir en 1779. On entendit Henri (Bonaventure), en 1780.
Giambattista Viottifit son apparition au Concerl spirituel, le dimanche 17 mars 1782, jour de la Passion, et y exécuta un de ses concertos. Voici comment s'exprime à ce sujet le Journal de Paris :
« Depuis le fameux Lolli, il n'avait pas paru de violon de
la force de M. Violti. Il surprit dans le premier morceau de son concerto par la facilité incroyable et la netteté avec laquelle il exécuta les plus grandes difficultés ; il entraîna lous les suffrages par le fini avec lequel il joua Fadagio ; ce fut dans ce morceau qu'on sentit vraiment combien le talent de cet artiste était précieux ' . «
Son succt'^s fut si grand qu'à la suite de cette première audition il dut se faire entendre dans douze concerts successifs. Parlant de celui du 19 mai, le même journal dit encore :
« On a toujours prodigué les applaudissements les plus vifs h M. Viotti. Nous n'avons parlé jusqu'ici que de son exécution, mais nous croirions ne pas rendre toute la justice qui est due h ses talents, si nous ne donnions de justes éloges à ses ouvrages. Ses concertos sont tous brillants, d'une harmonie très pure et d'un chant très agréable; il serait à souhaiter que nos jeunes virtuoses les prissent pour modèle, ils se feraient écouter avec plus d'intérêt*. »
Les vœux du gazetier ont été exaucés à souhait, car depuis cette époque, les concertos de Violti servent de base à l'enseignement du violon dans les Conservatoires du monde entier.
Né à Fontanetto, dans le Piémont, en 1753, Viotti était le lils d'un maréchal ferrant, jouant du cor, et un peu ménétrier. C'est sur un petit violon acheté à la foire de Crescentino qu'il commença à s'exercer, à huit ans. L'évêque de Strambino, Francesco Rora, depuis archevêque de Turin, l'ayant remarqué, l'adressa à la marquise de Voghera, qui le prit dans son palais, h Turin, pour compagnon de son fils, Alphonse del Pozzo, prince de la Cisterna. Pugnani devint son maître et en fit le merveilleux violoniste que l'on sait.