LES LUTHIERS FLAMANDS, BELGES ET HOLLANDAIS
MRNRr.ÀND (CiunLEs). — Amsterdam, 1852-1857. (Voir IjBs luthiers français.)
MouoBNOT (Grorgks). — Bruxollos. Lulhior contemporain. Né à Mirccourt en juin 1843, il y devint, en 1855, l'élève de G. Deroux (le père du luthier parisien actuel). Quatre ans plus lard, il alla travailler chez Darche, à Aîx-la-Chapelle. Établi à Liège, en 1869, il quitta cette ville en 1876, pour aller à Bruxelles, où il succéda à N.-F. Vuillaume. Comme son prédécesseur, M. Mougenot est luthier du Conservatoire royal de Bruxelles :
Georges Mougenot, luthier du ^nservatoire Royal, Bruxelles i8f^
Indépendamment de cette étifjuclte, tous ses instruments contiennent encore sa signature, en travers, sur le fond :
Très bon luthier, M. (î. Mougenot est l'inventeur d'un chevalet à double pression, qui a pour but d'augmenter la sonorité de la troisième corde des instruments à archet.
Palate. — Liège, 1750. Jolie lutherie, style italien.
PoRLON (Peeter). — Anvers, 1647. Auteur d'une contrebasse ainsi étiquetée :
Pecfer Porlon tôt Antwerpen^ /. 164^.
PoRLON (Jean et François). — Anvers, 1680-1710.
RoMBouTS (Perter). — Amsterdam, 1720-1740. Connu par une trompette marine qui se trouve au Lyceo filarmonico, à Bologne.
RoTTENBORflEi (Jkan-Hyacinthe-Joseph). — Bi'uxelles, 1743. Style allemand :
Hon-KNituiiGii (.Iean-IIyacintiii!:). — Bruxelles, 1752. Sans doute le fils du précédent.
Snoeck (Egiuius). — Bruxelles, 1731 :
Egidius Siuvck lot Brusscl, 1 7 î I .
Snœck (Mahc). — Bruxelles, iTMi. Pils du précédent. SoiiUT. — ijiige, IttOîi:
Vandeb Stagii Mkhi-kn (Jkan-Baitistk). — Anvers, 1670. Lutherie, style de Brescia, vernis brun :
JoânnesBaptiftaVandçr Stagh.
Meulen.totAndwerpen i6>o
Verbruggen {Ti[éo»oiik). — Anvers, Ifiil.
ViBRECHT {Gvsbeht). — Aiiistei'dain, vers 1700. Vuii.LAUME (Nicolas-François). — Bruxelles, I828-I87(i. Très bon luthier auquel M. Georges Mougenol a succédé.
LES LUTHIERS. RUSSES Î6l
Né à Mirecourt (Vosges) le 13 mai 1802, il était le frère de Jcan-BaptisleVuillaume, chez lequel il travailla, à Paris, avant d'aller habiter la Belgique. Luthier du Conservatoire royal de Bruxelles, N.-F. Vuillaume fut nommé chevalier de Tordre de Léopold, sur la fin de sa carrière; .
Liilliier du Coiisvr valoir e Hoyal de Musique, lue de^Z Bvê^ue , N? 30, , ,
05 ®r«af4lrs. -^«^'>
WiLLEMS (Georges). — Gand, 1642-1693. Jolie lutherie, modèle Antonio et Girolamo Amati. Coins courts et minces. Vernis sec et terreux :
Jooris Willems toi Ghendt, 1642.
WiLLEMS (IIenui). — Gand, 16!H-1700 environ. Frcrc du précédent. Même style, coins plus saillants et carrés :
Hendrick Willems tôt Ghendt j 165 1.
Willems (Henri). — Gand, 1700 environ-1743. Facture aussi soignée que celle des précédents :
He/ndrick Willems tôt Ghendt 171 7.
Wyemann (Cornélius). — Amsterdam, xviii' siècle.
Andréiew (V.-V.). — Saint-Pétersbourg, 1900. Balalaiki.
Arnoud (Edouard). — Moscou, 1880-1892 environ. II était né à Mirecourt (Vosges). Main-d'œuvre soignée.
DiDELOT (Auguste). — Moscou. Luthier contemporain.,
Originaire de Mirecourt (Vosges), il a travaillé chez Ernest-André Salzard, à Moscou, de 1873 à 1879, puis il s'est installé à son compte. Bonne facture.
Geisser (Ernest). — Saint-Pétersbourg. Luthier conlemporain. Travail soigné,
IIamberger (Joseph). — Saint-Pétersbourg, 1845.
KiAPOssE (Sawes). — Saint-Pétersbourg, 175)0.
KiTTEL, — Saint-Pétersbourg, 1850-1880 environ. Bon lutliier et habile fabricant d'archets.
Marizot (Bastien). — KarkofT, 1870-1892 environ. Originaire de Mirecourt. Du même âge que Ernest-André Salzard, il resta plusieurs années dans Tatelier de celui-ci, h Moscou, avant d'aller s'établir à Karkoff. Bonne lutherie.
Neiner (Johann-George). — Saint-Pétersbourg, 182i. Belle facture :
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Orro (Lunwio). — Saint-Pétersbourg, xrx* siècle. Né à Cologne, il était le fils de George-Auguste Otto.
Otto (Hermann). — Saint-Pétersbourg, xix* siècle. Fils du précédent.
Salzard (Ernest-André). — Moscou, xix* siècle. Né à Mirecourt (Vosges), le 24 juin 1842. Élève de François Salzard, son père*. Venu à Paris en 1858, il y travailla pendant deux ans, et partit pour Saint-Pétersbourg, où il resta jusqu^en 1863. A cette époque, il alla s'établir à Moscou, et un an après, en 1864, on l'y nomma luthier du Conservatoire et de l'Opéra. Il y est mort le 9 septembre 1897. Ouvrier habile, Ernest-André Salzard fit venir en Russie la plupart des luthiers français qui s'y établirent depuis.
SciiPiDLEN (F.). — Moscou. Lulluer contcuiporain.
Steiningrr (Franz). — Saint-Pétersbourg, 1800. Fils de Jacob Steininger, de Francfort.
Téniscméva (M. -K.) princesse. — Sainl-Pclersbourg, 1900. iJalala'Iki artistiques.
AiîSAM (Thomas). — Wakefield, 1833 :
Made by Thomas Absam Wakefield Fab. 14'*, 18}}.
AoAMS. — Garmouth, Ecosse. Fin xix* siècle.
Addison (William). — Londres, 1670. Faiseur de violes. . AiRKTON (Edmond). — Londres, xviii' siècle. Né en 1727, il débuta dans Talelier de Peter Wamsiey. Imitateur d'Amati,' Aireton construisit quantité de violons et de violoncelles. G. Ilart <léclare que son vernis, de couleur jaune, est très passable. Ce luthier mourut en 1807, Agé de quatre-vingts ans.
Aldred. — Londres, 1560, environ. Faiseur de violes. Mace en parle dans des termes très élogieux.
AsKEY (Samuel). — Londres, vers 1825.
Uaines. — 1780, environ. Ilart, qui le cite, n'indique pas dans quelle ville il travaillait.
Baker (John). — Oxford, 1648. Ce luthier est connu par une viole mentionnée dans le catalogue de musique et d'instruments de Tom Britton, le petit charbonnier*, et par une' basse de viole à quatre cordes, sorte de violoncelle, qui figura à Texposilion du Kensington Muséum, à Londres, en 1872.
Baker (Francis). — Londres, 1696. Faiseur de violes :
Francis Baker m, Paul* s Church yard, 1 696. London,
i. Voyez p. 2.';5 dons lo lomc promicr.
Ballantine. — Edimbourg et Glasgow, 1850.
Banks (Benjamin). — Salisbury, 1727 f 1795. H est considéré comme le meilleur luthier anglais du xvin* siècle. Imitation assez habile de Nicolo Amati, ses volutes sont un peu guindées. Le vernis, bon de couleur et de qualité, est parfois un peu épais, principalement sur les tables. Ses instruments portent la marque B. B. au fer chaud et celte étiquette :
Benjamin Banks
Musical Instrument Maker
&i)Patherine Street, Salisbury 17^^
Banks (Benjamin). — Salisbury, 1 754 f Londres, 1820. Fils du précédent. Après avoir travaillé plusieurs années avec son père, à Salisbury, il vint s'établir à Londres, 30, Sherard street. Golden square.
Banks (James et Henry). — Frères du précédent. D'abord à Salisbury :
James and Henry Banks musical instrument makcrs
and music setters
i8 Salisbury 02.
ils allèrent plus tard s'installer à Liverpool.
Barnes (Robert). — Londres, 1710. 11 travaillait avec Thomas Smith : A la Harp and Hautboy^ à Piccadilly, lorsqu'il devint l'associé de John Norris*.
Barrett (John). — Londres, 1714. Imitateur très ordinaire de Stainer, qui avait pour enseigne : La Harpe et la Couronne. Bois d'assez bonne qualité. Vernis jaune :
Made by John Barrett at ye Harp and Crown in Pickadillyj London^ '714-
Barton (George). — Londres, 1810 environ.