‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 19 sur 78 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. A. André, Catalogue raisonné du Musée Archéologique de Rennes, i*" édition; n*> 1988 et 1389.

i. /6id., n* 1381.

La faïence anglaise se vendait alors de 10 à 15 pour cent au-dessous du prix des faïences françaises. Prises à Saint-Malo, les assiettes de Smith se vendaient 48 sous la douzaine. Elles étaient un peu plus chères à Rennes à cause des frais de transport : Mac-Auliff les vendait 5 sous la pièce, soit 3 francs la douzaine ^

Les produits céramiques d'Outre-Manche étaient alors tellement répandus à Rennes que, lors de la fête patriotique du Champ de Montmorin^, les tables du banquet offert par les habitants aux troupes de la garnison étaient « servies en fayance d'Angleterre ^ »

Devant cette invasion anglaise, la lutte était devenue impossible : nos fabricants rennais, réduits à Fimpuissance, ne pouvaient pas résister au courant. Aussi est-ce à partir de ce moment que Rennes cessa de produire ces belles pièces, aujourd'hui si recherchées, qui ont conquis à notre fabrication céramique locale de la seconde moitié du xviii* siècle une place des plus honorables aussi bien dans les Musées que dans les collections particulières.

La manufacture de la rue Hue, dont le propriétaire était d'ailleurs aux prises avec de sérieuses diflicultés qu'il eût cependant pu surmonter, fut la plus cruellement atteinte : elle sombra. Celle du Pavé Saint-Laurent se soutint, il est vrai, grâce à la fortune personnelle de ses propriétaires^ mais, si

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