‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 67 sur 78 · Suprà, Ch«p. IX, p · texte numérisé non relu

Suprà, Ch«p. IX, p

2. A. Jacquemart. Les Merveilles de la Céramique, S* édition; t. III, p. 160.

Rennes ? * Le fond en est, en effet, rempli par un sujet représentant Tintérieur de rofïîcino d'un barbierchirurgien qui pratique une saignée sur un de ses clients. Les reliefs rocaille des bords, les quadrillages, les tiges de clématite rappellent bien le style dos faïences rennaises du xviii* siècle, mais nous sommes un peu dérouté par cette marque, qui, croyons-nous, n'a jamais été rencontrée sur les produits des fabriques de Rennes.

M. Edouard Garnier, conservateur du Musée et de la Bibliothèque de la Manufacture nationale de Sèvres, a bien voulu nous envoyer la photographie d'une grande et belle fontaine en faïence de Rennes, qui fait partie de la collection de M. Papillon, de Paris. Cette magnifique pièce, décorée de forts reliefs, porte à sa partie antérieure une femme casquée et drapée (Minerve?) debout et appuyée sur un bouclier. Sur les côtés, des tiges fleuries détachées avec lesquelles jouent des enfants nus. Sur le couvercle, un long serpent dont la queue s'enroule autour du corps d'un animal fantastique. La fontaine repose sur un cul -de -lampe ou console à volutes latérales détachées et à mascaron et feuillages en relief. « Il ne peut y avoir aucun doute sur la provenance de cette pièce, nous écrit M. Garnier. C'est bien du Rennes. Il n'y a pas à s'y tromper en étudiant la facture générale, le

t. Th. Deck. La Faïence (dins la Bibliothèque de l'Enseignement des Beaux-Arts). Paris, May et MoUeroi, nouvelle édition (s. d.)> p. 196, fig. 85.

modelé et surtout le ton si particulier du manganèse. »

Il n'est, à notre connaissance, que très peu d'amateurs possédant des faïences artistiques de l'ancienne fabrique Vaumort. Il en existe cependant une magnifique collection qui doit être citée ici, car elle est unique. Elle appartient au neveu des frères Vaumort, M. F. Guyot, que nous avons déjà mentionné plus haut\ ot se compose de cent trente-trois pièces, dont voici l'indication sommaire :

Faïences à sujets peints par Edouard Vaumort, et Faïences dues à la collaboration des deux frères.

Deux FontalncfS. — Sur Tune, Jésus lavant les pieds de ses disciples; sur le couvercle, le Baptême de Jésus. Sur l'autre, un parc au milieu duquel une pièce d'eau déverse une cascade à travers des rochers; dans le fond du paysage, un château.

Cache-Pot avec son plateau. — Scène pleine de fantaisie et d'esprit, contenant vingt-cinq personnages et représentant le Mariage de Pierrot. — Sur le plateau, quatre petits sujets.

Deux candis Valses. — Sujets du xviii'» siècle : la Tireuse de Cartes et la Déclaration d'Amour. — Ces deux peintures sont très bien réussies; malheureusement, rémail blanc a beaucoup souffert à la cuisson.

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