‹ Les anciennes faënceries rennaisesChapitre 71 sur 78 · Suprà, chap. IX, § i, pages · texte numérisé non relu

Suprà, chap. IX, § i, pages

plusieurs anciens vases de pharmacie de fabrication locale et sur lesquels se lit l'indication des établissements hospitaliers* auxquels ils appartenaient. Sur les uns se voit en effet le nom de notre hôpital Saint-Yves; sur d'autres, celui do notre Hôpital général. Or, il existait tout récemment, à la pharmacie de l'Hôtel-Dieu de Rennes, un lot assez considérable de vases du même genre, avec les mêmes inscriptions. Les jugeant trop encombrants, et surtout inutilisables, l'administration des Hospices décida qu^ils seraient vendus, le produit de cette vente devant être versé à la caisse de l'établissement. Rien de plus naturel. Mais ce qui ne se comprend pas, c'est que le Musée de Rennes ne fut pas prévenu et que les vases en faïence furent transportés un matin à l'Hôtel-des-Ventes et mis aux enchères quelques heures plus tard. Il n'y avait à ce moment que très peu de personnes présentes, et parmi elles un brocanteur auquel le lot entier fut, faute de concurrents, adjugé à vil prix ! Dans la même journée, le brocanteur se débarrassait à son tour de son acquisition en réalisant un léger bénéfice.

De ceci, que résulte-t-il? Une perte sérieuse pour le Musée de Rennes, où la place de ces vases était tout naturellement indiquée, et une perte tout aussi fâcheuse pour le service hospitalier, qui eût tiré un bien meilleur profit de ces vieilles faïences locales si l'administration du Musée avait été mise à même d'en faire l'acquisition.

Page 1