RUE GREGOIRE-DE-TOURS
le XVI* siècle, et elle n'a été absorbée qu'en 1851 par la rue Grégoire-de-Tours.
La plaque municipale n'honore ici qu'un historien, et peu importe qu'il ait été évoque ou capitaine ; néanmoins on dirait qu'une révolution vient de passer par-là, pour y gratter ce qui manquait, en 1793, à la rue Honoré et à- la rue Antoine. Mieux ne valait-il pas laisser une inscription qui rappelait publiquement les nombreuses boucheries que ces parages n'ont pas gardées moins de cinq-cents ans ? Dans la rue des Mauvais-Garçons il y aurait plus de filles que de garçons, et l'enseigne du Cœur-Volant y conviendrait surtout ii deux ou trois maisons, par la même raison sans doute qui la fit jadis adopter dans la rue dont on a modifié plus récemment l'estampille indicative.
On retrouve au n" 6 un Sauvage sculpté. Une autre enseigne, mais en saillie, c'est-ii-dii-e au nombre de celles que M. de Sarlines a supprimées par ordonnance de police du 17 septembre 1761, représentait, à l'un des angles de la rue du Cœur- Volant, une Devant! ère. On nomme ainsi une jupe que mettent les femmes pour monter à califourchon sur un bidet. La nommée Pigault abritait sous ce pudique pavillon la fabrication clandestine des vestes dites de petiis-soupers, qui, l'habit une fois dégrafé, montraient des peintures licencieuses. Le sieur Passavant, limonadier, disposait de la Justice-Royale, h l'entrée de la rue des Mauvais-Garçons, où le prêtre J.-B. Passavant avait eu pour prédécesseurs Philippe, bourgeois de Paris, et sa famille.
Presque en face de cette maison se trouvait établi, rue de Buci, Landelle, cabaretier en réputation, bien que tailleur de son état. Crébillon et Gresset, en sortant de chez Landelle, pouvaient se rendre k la Comédie- Française par la rue des Mauvais-Garçons, où un passage conduisait