‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 60 sur 65 · RUE AUBRIOT, ETC · texte numérisé non relu

RUE AUBRIOT, ETC

Le véritable auteur du sonnet serait même, d'après Voltaire, l'abbé de Lavau :

Grand Dieu! t.^s jugemi:iits sont reinplis d'équité, etc.

Si le diable emporta Desbarreaux, il n'en fut pas de même pour Jeanne Lebreton, qu'on peut regarder comme l'ange de la même rue. La rougeole s'étant déclarée dans le quartier, elle y soigna avec tant de courage et dé dévouement les pauvres gens atteints du mal contagieux que M""' de Pompadour prit elle-même les devants sur Dieu pour l'en récompenser. Jeanne Lebreton reçut en cadeau 680 toises de terrain, délacbées du domaine dit le Retrait de /¥"'* de Pompadour, à Ménilmoutant. Du Reirait un démembrement plus important devint la villa de M'"e Favarl, de Favart et de Voisenon ; c'est maintenant un orpbelinat, que la Ville a déjà acquis en vue du prolongement de la nouvelle avenue de Puébla.

L'ancien couvent des Blancs-Manteaux est coupé par une rue portant le nom des guillemiles, moines qui l'occupèrent un certain temps. A cette rue s'ajoute depuis peu celle des Singes, qui avait été Pierre-d'Étampes dans le Paris circonscrit par Pbilippe- Auguste. Les gens du maréchal de Rieux, dont l'hôtel donnait h la fois rue des Singes et rue Vieille-du-Temple, en regard de la porte de la courtille Barbette, furent témoins de l'assassinat du duc d'Orléans, sortant de chez la reine Isabeau. Les auteurs de ce crime fuyaient h cheval par la rue des Blancs-Manteaux, en criant: Au feu! pour doinier le change. Un écuyer descendit de l'hôtel et trouva le corps chaud de la victime dans un affreux état de mutilation: la tête était ouverte h deux endroits, la main gauche coupée et le bras droit à peine retenu par un lambeau de chair. Tableau qui reste à faire, bien qu'essayé!

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