‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 64 sur 65 · RUES CHABANATS ET CHERUBINI · texte numérisé non relu

RUES CHABANATS ET CHERUBINI

même maison, où demeurait sa maîtresse, qui n'était plus aloi\s M""^ Vestris; du moins la dernière muse du tiibua-poële était beaucoup trop grasse, d'après le portrait qui nous en est tracé par M. Delécluze, pour qu'on la soupçonnât d'avoir dansé en public, comme les autres Vestris, avant de Jouer la tragédie.

Le boudoir de cette plantureuse beauté devint plus récemment le" cabinet d'un éditeur que 101 écrivains connus y honorèrent d'un autre geni^e d'hommages. La prose et les vers du Livre des Cent-et-un, offerts par leurs auteurs au libraire Ladvocat pour lui servir de planche de salut, ne tirent toutefois que retarder un naufrage. Cet éditeur de mille et un autres volumes, n'a-t-il pas toujours eu le talent de paraître plus riche qu'il n'était? 11 dîna plusieurs fois aux Tuileries, comme colonel d'une légion de la garde nationale, dans les premières semaines qui suivirent la révolution de Juillet; cette qualité le lit même admettre un jour à la table du nouveau roi, auquel il proposa, entre la poire et le fromage, de prêter 500,000 fr., dans sa personne, à la littérature, dont l'élan était entravé par les progrès de l'esprit constitutionnel. A partir de ce jour, les honneurs du couvert ne furent plus faits, chez le roi, aux officiers supérieurs de service que par un général, le baron Atthalin. Mais Ladvocat, loin de se décourager, reprit sans subvention la direction du théâtre international dont l'aftlche était son catalogue de nouveautés, avec une série consacrée à la traduction des chefs-d'œuvre des littératures étrangères. Il avait le génie des grandes entreprises, et rarement elles sont les plus heureuses. Mais sans les risques et périls courus par Ladvocat et C'% où en seraient les expériences de la jeune école .? Au profit de cette génération littéraire, qui ne s'attendait guère a vieillir, Ladvocat a inventé un moyen de lancer

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