RUE DES PETITES-ECURIES
d'un vestibule rond à six colonnes. Mais ce n'est pas Ledoux, u'est Bellanger que le comte d'Artois avait principalement pour architecte.
Tous les immeubles circonscrits par les rues des Petites-Écuries, du Faubourg-Poissonnière, de Paradis et d'Hauteville ont eu, sans exception, pour origine foncière uu marais vendu à Goupy, entrepreneur des bàtiments-du-roi, moyennant 70,000 livres, par les filles-Dieu. Il avait fallu à ces dames, pour aliéner ledit terrain, des autorisations spéciales, à commencer par celle que leur avait donnée, en 1771, dame Jnlie-Sophie Gillet de Pardaillan d'Antin, abbesse de Fontevrault : le couvent des filles- Dieu était de l'ordre de Fontevrault. Les deux rives de l'ancien égout de ceinture appartenaient encore à ces religieuses au moment de la transformation d'un chemin de l'Ancienne-Voirie-de-Saint-Denis en rue des Petites-Écuries. Il n'en était plus de même en 1738, d'après cet établissement de situation :
6aticlje :
Jardin à Ledru.
Marais à M™» Pêcheur.
Id.k M"" de Chamjieron.
Id. à Ledru.
Grand marais à Michel
Nugue.
Marais aux filles-Dieu.
BvolU :
Maison à Drouin.
Dépôt du pavé de la Ville.
Maisonnette au sieur
Guenon.
Id. au sieur Buzelin.
Voirie de Saint-Denis.
Marais aux filles-Dieu.
Mais plusieurs lots avaient ensuite fait retour au couvent, puisqu'il était propriétaire du sol plus ou moins nu des n"' 1, 3, 5, 7, 9, 11, et de plus encore, mais plus loin, lorsque Verne, contrôleur des Petites-Écuries, fit couvrir l'égout de ceinture, en 1769, sur toute la longueur de la voie, après avoir obtenu l'agrément du bureau de la Ville à cet égard, Bignon étant prévôt.
Des chevaux et des voitures du roi avaient leurs