RUE CLOCHE-PERCE
président du bureau des finances, dont le père avait été trésorier-de-France.
Cette pauvre petite voie publique est maintenant comme un ver de terre dont survivent la tète et la queue, bien qu'une voie magistrale ait emporté tout le milieu de son corps inarticulé. Les deux tronçons chercbent à se rapprocher ; mais un abîme les sépare : des deux côtés, l'étiage actuel empêche, par des talus de pierre, le niveau qu'a abaissé la rue de Rivoli de s'en relever.
Rues du Cloi<re-l§laint-i]lfcrri et des Jug;es-iCoii(>»uls. (i)
La Barre. — Les Chanoines Seigneurs. — Les Chanoines Propriétaires. — M: Moinery. — Le Bourgeois de Qualité. — M. Broux. — La Rue en Cage. — Le D^ Barroux. — Le Curé Viennet. — Les Juges-Consuls. — La Maîtresse de Sedaine.
A l'angle de la rue Saint-Martin et de la rue du Cloîlre-Saint-Merri s'est abaissée et relevée la
Barre de Saint-Merry. Elle attenait aux prisons du chapitre de Saint-Merri et au lieu qui servait aux assemblées capitulaires. Les liefs de Saint- Merri et de Maily, dont ces chanoines étaient seigneurs, portaient sui- 33 rues lorsque fut supprimé, sous Louis XIV, l'exercice du droit de justice pour les seigneuries particulières qui tenaient encore audience à Paris.
L'aspect du n" 24, voisin de ladite encoignure et possédé longtemps par les chanoines, n'a pourtant rien d'une geôle du moyen-àge ; le 22 est resté lui-même jusqu'à la première république au chapitre de Saint-Merri, y ayant eu pour locataire au milieu du xvn*' siècle Ragueneau, avocat en parlement. Pour en augmenter le produit, les chanoine^ avaient fait rebâtir ces deux maisons-Ui sous Louis XV, époque où !e commerce en gros dominait déjà rue du Cloître, y succédant à la magistrature.
Le 18, où se complaît M. Moinery, naguère
(1) Notice écrite eu 18&8.