‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 42 sur 99 · ET DES JUGES-CONSULS · texte numérisé non relu

ET DES JUGES-CONSULS

mandie, et sa femme, L. C. Ragueneau, acquièrent ensuite d'Héliot de Boissy. écuyer, lieutenant pour le roi du château Trompette, le n° 20 d'àprésent. Les deux maisons alors touchent parderrière à l'hôtel Ponlcarré, qui, vers la fin du règne de Louis XV, devient l'hôtel d'Abbeville. P. P. Savari, sieur de Bontervilliers, gentilhomme de la maison du roi, transporte en 1704 les droits qu'il tient de son père sur la propriété à Jacques Molin, marchand, bourgeois de Paris. Delbos de la Borde, président-trésorier de France au bureau des finances de Guienne, en dispose après Jacques Molin et, à son tour, la baille à Le Conte, épicier-droguiste, qui en était déjà le locataire ainsi que Gerbel, son confrère. Des Le Conte, en 1808, l'immeuble passe au sieur Chevalier, lequel, 36 années après, est le vendeur de M. Broux, père du propriétaire actuel.

Aussi bien le cloître Saint-Merri comprenait dans son périmètre la rue Brise-Miche, ainsi que la rue Taillepain, qui côtoie le n° 18, mais que les quatre propriétaires riverains ont obtenu la permission de mettre en cage sous une double grille. Cette fermeture, au reste, n'a fait que reproduire de notre temps une mesure déjà prise en 1779 ; les chevecier et chanoines de Saint- Merri s'y étaient fait autoriser par le bureau des présidents-trésoriers de France, généraux des finances et grands-voyers de la généralité de Paris.

Antoine-Maximilien Dabos, seigneur de Binanville, conseiller au parlement, était propriétaire, après les Lesseville, du 16, que son fils, le marquis Dabos de Binanville, premier chambellan de Monsieur, frère du roi, réunit au 14, vers le commencement du règne de Louis XVI : cette famille tenait par alliance à celle des Bauyn de Cormery, qui a donné un officier-général aux

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