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avant sa suppression, 2,000 maisons en Europe et conférait en France plus de 600 bénéfices. Elle suivait la règle de saint Benoit, et le chef d'ordre, cette abbaye de Cluni dont le supérieur portait le titre d'archi-abbé, remontait à l'an 910. Le collège était exclusivement destiné à l'étude de la philosophie et de la théologie. Quant au nombre des élèves, il ne s'élevait plus en 1779 ]uh 6, régentés par un prieur, au lieu de 28, nombre réglementaire à cette époque.
Il y en avait eu bien davantage; mais il n'avait pas fallu de place que pour eux. L'archi-abbé résidait parfois au collège, lorsqu'il faisait un séjour k Paris, avant que Pierre de Chalus eiît acquis une portion de l'ancien palais des Thermes, pour la convertir en hôtel de Cluni. Nonobstant, l'abbé de Cluni avait en ville, ou dans le faubourg Saint-Germain, un autre hôtel antérieurement.
Rue Cocatrix. (i)
La halle de Beauce, qui étalait dans la Cité, rue de la Juiverie, fut donnée par Philippe-le- Bel à son échanson, Geoffroi Cocatrix, qui demeurait rue Cocatrix. Ce favori du roi était même titulaire du fief de Cocatrix, assis entre la rue des Deux- Ermites et la rue d'Arcole, dans ce que cette dernière a de méridional. Le taunier, c'est-à-dire le cabaretier de la rue, s'appelait Nicolas Barbe en 1315 ; mais il y tenait le « cabaret Cocati'ix, proche celui des Marmouzets. »
II y avait aussi hors Paris un val Cocatrix, terre qui fut réunie, ainsi que le fief de la Croix, aux seigneuries de Sintry et de Tremblay ; Philippele-Bel s'y arrêta, les 11 et 12 août 1308, en revenant du Poitou, et, à l'occasion de cette résidence royale, la dîme du pain et du vin consommés par la cour fut octroyée à la léproserie de Corbeil. Des lettres du prince se donnèrent au val Cocatrix en avril 1326.
De Jean de la Caille, imprimeur de la police, .qui dédia son plan de Paris à Desmarets, contrôleurgénéral des finances, nous tenons qu'on comptait
10 maisons et 2 lanternes rue Cocatrix en 1714.
11 est vrai que cette voie publique formait alors un retour d'équerre du côté de la rue d'Arcole, crochet retranché en 1843 au profit de la rue Constantine. Des maisons dont La Caille a fait
(1) Notice écrite en 1858 sur une rue que l'Ile de la Cité A entièrement perdue depuis.