‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 59 sur 99 · RUE DE LA. GRANGE-BATELIERE · texte numérisé non relu

RUE DE LA. GRANGE-BATELIERE

l'hôtel de Nolivos. La maison de Raymond, déjà cité, a été refaite avant l'avènement de Louis XVI, pour M. de Nolivos, capitaine aux gardes-tVançaises, ami de M. de Valençay. En ce temps-là un avocat nommé de Ligny demeurait vis-à-vis, avec sa femme : c'est sans doute au n" 11, ancien 22. M"'e de Ligny se retira aux Anglaises, dans un âge où les jolies femmes ne renoncent pas aisément au monde ; mais elle reçut au parloir du couvent quelques visites du comte de Nolivos, qui ne lui était pas indifférent. M. de Beaumont, archevêque de Paris, réprimanda la supérieure de n'avoir pas deviné une intrigue dans l'objet de ces entrevues, où les liens de parenté et les rapports d'affaires n'étaient pour rien, et temporairement on mura, par punition, la grille du parloir. L'exilé, mis au pied du mur, l'escalada un soir ; il put revoir la pensionnaire, qu'on ne surveillait pas de près, puisqu'elle était logée à part ; mais il fallut se quitter avant le jour, et le temps avait passé vite ! Aussi la femme de l'avocat donna-t-elle jilusieurs fois audience, à ce qu'on dit, au comte de Nolivos, dans les mêmes conditions. Le mari, alors en voyage, n'avait pas appris sans plaisir que M. de Beaumont supprimait le parloir !

Nous doutons fort que le même prélat ait exigé que, pour donner des leçons aux demoiselles élevées dans les couvents, les • maîtres à danser portassent la tonsure et le petit-collet. Il y eut pourtant rue Grange-Batelière, probablement n" 7, un abbé Quinion, maître de danse. Quelque graves que soient certaines danses, à commencer par le menuet, ne se demande-t-on pas si ce prêtre disait réellement la messe avant de courir le cachet, avec la pochette en sautoir ? Quel doute en laisse un almanach des Arts et Métiers, imprimé en Tannée 1769, qui constate que l'abbé Quinion était

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