RUE DU POIRIER
Sur la rangée opposée, la rue Pierre-au-Lard avait deux coins : l'un à la chartreuse de Paris, représentée par dom Arsène Le Boiteux, prêtre, religieux et procureur y demeurant, et l'autre h dame Marguerite Rousseau, veuve de Baudouin Presty, écuyer, ancien échevin.
En 1691, on dînait ou soupait pour 20 sols à la Croix-d'Or, dans la rue du Poirier.
Rue du Renard,
EX CE QUI s'eX appelait NAGUERE
Renardr'Saiut-IlIerri, et rue Grenéta,
EN CE QUI s'en appelait naguère
Renard- 8 aint-8auveur. (i)
L'acceptioii dans laquelle a été appliqué à deux rues le mot renard signifiait : fente, canal ou trou par où se perdent des eaux. L'une comme l'autre avait son renard d'égoût et prenait aussi le 'nom de Saint-Merri par-ci, de Saint-Sauveur par-là.
Néanmoins une enseigne, qui passait sous Louis XIV pour patronymique, montrait un quadrupède carnassier à la queue touffue sur une maison de la rue du Renard-Saint-Sauveur ayant sa principale entrée rue Saint-Denis et appartenant à M"'' Hardy : là se trouve aujourd'hui le passage du Renard.
Le duc de Coislin, qui était l'homme le plus poli de France, occupait les n°* 5 et 9 actuels, son petit et son grand hôtel. L'acteur Laruette, compositeur de musique pour les pièces à ariettes, demeura postérieurement au petit, avec sa femme, M"" Laruelte, née Villette. Le nom de cet acteur désigne encore l'emploi qu'il remplissait à la Comédie-Italienne : il avait réussi au théâtre comme
(1) Notice écrite en 18i)4. La rue du Renard-Saint- Mevri n'englobait pas encore Ja rue de la Poterie-aes Arcis ; celle du Reuard-Sainl-Sauveur n'était pas encore ajoutée, avec la rue Beaurepaire, à la rue Grenéta.