RUES DUPUYTREN ET ANTOINE DUBOIS
Paon, aujourd'hui Larrey, mais encore un collège de Tours, à un coin de la rue Serpente, et l'on peut croire que la rue nouvelle, cédant à l'influence de la proximité, se fit également tourangelle. La grande Observance, qui a laissé son titre à l'autre rue jusqu'au règne de Louis-Philippe, avait été introduite aux Cordeliers, en l'année 1502, par Gilles Dauphin, 40* général de l'ordre. Clément XIV ayant réuni tout-Ji-fait les conventuels et les observantins, le collège de cette maison, aff"ecté aux jeunes religieux de la compagnie qiii venaient étudier à Paris la théologie, fut installé dans un vaste bâtiment composé des n<" 4, 6 et 8 actuels de la rue Antoine-Dubois, ainsi que des n"' 7 et 9 de la rue Dupuytren. Une cour, que l'aliénation républicaine a divisée en y laissant un puits commun au centre, et des rapports constants de construction nous montrent quelle était l'importance au xvni« siècle, en tant qu'édifice, du collège de ces religieux de l'ordre de Saint- François. De leur maison, en des temps plus reculés, étaient sortis des docteurs de l'Église, saint Bonaventure et le subtil Jean Duns, dit Scot, philosophe scolastique ; elle avait aussi donné plusieurs papes et cardinaux. Les deux immeubles de la rue Dupuytren dont nous venons de dire l'origine ont deux rampes d'escalier pareilles. La première a été l'objet d'une donation à l'Assistance publique, qui y a établi une école gratuite de dessin pour les filles, sous la direction de M"* Rosa Bonheur, en y mettant un logement au service de cette aniste'distinguée. La seconde a été occupée par un savant, le baron Dunoyer, qui possédait aussi le n" 6, etM. deMallevilIe, conseiller d'État, en perçoit le revenu.
Le 1 n'a pas toujours été distinct du 3 ; des fenêtres y sont hautes et étroites, au point de ressembler tant soit peu à des meurtrières. Leur