RUE DU MONT-PARNASSE
d'Orliane, on cet hôtel, ainsi qu'un des prédécesseurs de la marquise Christine Tridulzi, princesse de Belgiojoso, qui voyage, qui écrit, qui fait de la politique. Le collège Stanislas, pour s'agrandir, a depuis peu d'années acquis de la princesse l'ancienne maison du Silène, qui en formait deux pour le moins, lant sur la rue que sur le boulevard. Un portique à quatre colonnes y distingue le principal corps-de-bâtiment, celui qu'habita l'architecte.
Rue Grégoirc-De-Tours. (1)
Raoul d'Aubusson avait acquis, en l'an 1254, de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, moyennant 40 sols parisis de rente, un terrain sis sur un chemin qui, à la fin du siècle suivant, tirait encore sa dénomination d'une propriété, la Folie-Reinier. Des bouchers survenant firent dire : rue de l'Escorcherie. On sait que les règnes de Charles V et de Charles VI se ressentirent vivement de la turbulence d'une communauté de bourgeois, principalement composée de bouchers, qui eut pour chef Caboche, un écorcheur de bêtes, et qui, lors des factions entre le duc d'Orléans et le duc de Bourgogne, se déclara pour ce dernier, en commettant les plus affreux désordres : à ces causes la rue de l'Escorcherie passa rue des Mauvais-Garçons. Une rue de Craon prenait le même nom le jour où Pierre de Craon, qui y demeurait, assassina Olivier de Clisson, connétable de France; mais elle était située entre les rues de la Tixéranderie et de la Verrerie, c'està-dire dans la ville, et l'ancienne rue de l'Escorcherie ne se trouvait alors qu'à Saint-Germain, qui n'était pas encore faubourg intérieur de Paris. Une ordonnance royale, en 1846, lit de celle-ci la rue Grégoire-de-ïours. Quant à celle du Cœur- Volant, qui la continuait depuis la rue des Boucheries (maintenant de l'École-de-Médecine) jusqu'à la rue des Quatre- Vents, elle s'est appelée ruelle de la Tuerie, de la Boucherie et de la Voirie avant
(1) Notice écrite en Iftjl.